OXO Architectes, architecture et construction bois à Paris
Une architecture des situations, pas un matériau imposé
Nous ne sommes pas les architectes d'un matériau. Nous sommes les architectes des bonnes situations, celles où une ressource, un geste constructif, une solution écologique trouvent leur nécessité.
Le bois occupe une place centrale dans notre travail, non par doctrine, mais parce qu'il répond, souvent, à une exigence de notre époque : construire moins lourd, moins carboné, plus vivant. Souvent, pas toujours. Cette réflexion n'est pas un effet de mode : nous la menons depuis plus de dix ans, projet après projet, autour d'une question simple et exigeante, comment un bâtiment peut-il naître de son contexte plutôt que s'y poser ? Cette antériorité n'est pas un détail : elle sépare la conviction de l'opportunisme.
Nous aimons le bois pour ce qu'il est autant que pour ce qu'il permet. C'est une matière vivante, chaude au toucher, qui respire, qui vieillit et se patine comme un être plutôt que comme un produit. Il porte en lui la lumière, l'odeur et le temps de la forêt dont il vient. Travailler le bois, c'est renouer un lien ancien entre l'architecture et le vivant, celui des charpentes, des fermes et des assemblages que des générations de bâtisseurs ont affiné avant nous. Cette part sensible, presque affective, n'est pas un supplément d'âme : elle guide la manière dont nous concevons les espaces, leur douceur, leur acoustique, leur rapport à la main et au regard.
Mais aimer le bois ne veut pas dire l'imposer. Une déclaration d'amour raisonnée reconnaît les limites, écoute le lieu, mesure le cycle de vie et sait, parfois, choisir une autre matière. C'est cette tension féconde, entre la passion pour une ressource et la lucidité de l'architecte, qui fonde notre expertise. Le bois quand il fait sens, pleinement ; d'autres réponses ailleurs, sans regret.
Notre approche du bois
La forêt comme origine de la structure
Notre rapport au bois commence par la lecture d'un lieu. À Revin, dans les Ardennes, à Ecotone Arcueil et à la Tour A10 de Tours, l'environnement forestier rend naturel le développement d'une structure porteuse en bois. Le matériau ne vient pas d'ailleurs : il prolonge le paysage.
Le bois quand il porte
Quand le site le justifie, le bois devient l'ossature du projet. À Marcel Paul, une structure principalement en bois réunit commerce, bureaux et activités sous un même toit. À Pixel Tours, il porte les logements ; à Kaskade, il gagne la hauteur, plus léger.
Le bois en dialogue
Un architecte des situations ne fait jamais du bois un absolu. Au Centre culturel Paul Éluard, il s'accorde au béton clair et au verre ; au Centre des congrès des Menuires, à la pierre locale. Parfois, ailleurs, c'est la terre, la pierre ou le béton bas carbone qui font sens.
Une recherche tenue dans le temps
Cette exigence se travaille dès l'esquisse. Avec Sou Fujimoto, au Talent Makers Lab, nous cherchons la porosité de l'habité et du végétal. À la Tour d'Asnières, la rigueur du bois s'éprouve dès la maquette de balsa.
Le bois construit, pas déclaré
Lycée Jean Moulin
En forêt ardennaise, au creux des méandres de la Meuse : le projet fondateur, à grande échelle, où la construction prolonge un territoire boisé.
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Ecotone Arcueil
Un bâtiment vivant dont le contexte végétal appelle une structure porteuse en bois.
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Tour A10
À Tours, en lisière boisée, une verticalité mixte à ossature bois.
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Marcel Paul
À Saint-Herblain, une structure principalement en bois réunit commerce, bureaux et activités sous un toit-paysage.
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Pixel Tours
Le bois choisi pour les logements : chaleur, légèreté visuelle, performance environnementale.
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Boulogne Seine Gourmande
Le bois structure notre démarche matérielle, non comme un effet de mode mais comme une réponse cohérente aux enjeux de décarbonation.
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Kaskade
À Lille, porter en hauteur autrement, plus léger : le bois en verticalité.
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Centre culturel Paul Éluard
À Cugnaux, le bois s'accorde au béton clair et au verre dans une économie de moyens qui absorbe la lumière.
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Centre des congrès des Menuires
Bois et pierre locale, pour porter une mémoire constructive alpine sans pastiche.
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Talent Makers Lab
À Angers, avec Sou Fujimoto, une porosité radicale entre l'habité et le végétal.
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La Tour d'Asnières
La rigueur du bois éprouvée dès la maquette de balsa, un matériau qui ne pardonne aucun à-peu-près.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que la construction bois ?
La construction bois emploie le bois comme structure porteuse du bâtiment, seul ou en système mixte (bois-béton, bois-métal). Elle réduit le poids et l'empreinte carbone, accélère le chantier et fait entrer une ressource renouvelable au cœur de l'édifice. Chez OXO, elle répond d'abord au contexte du site.
Le bois résiste-t-il au feu ?
La question est légitime, et la réponse tient à un paradoxe : le bois brûle, mais il résiste. Une poutre en lamellé-collé ou en bois massif se consume lentement en surface, formant une couche de carbonisation d'environ 0,7 mm par minute qui isole le cœur et le protège. La section intacte conserve sa capacité portante de façon prévisible, calculable : on dimensionne la pièce pour qu'à l'issue du degré coupe-feu exigé (30, 60 ou 90 minutes selon l'usage), la structure tienne encore. L'acier, lui, ne brûle pas mais flambe : vers 500°C il perd sa résistance et s'effondre sans prévenir. À cela s'ajoutent le compartimentage, le désenfumage et, quand la réglementation l'impose, les sprinklers. Nos bâtiments bois, du Lycée Jean Moulin à Revin à Ecotone Arcueil, répondent aux mêmes exigences ERP et logement que le béton. La sécurité incendie n'est pas une propriété magique du matériau : c'est le fruit de la conception, du calcul et de la mise en œuvre. C'est précisément là que se joue notre métier.
La construction bois coûte-t-elle plus cher ?
Posons-le franchement : oui, le lot structure peut afficher un surcoût initial sur certains projets. Mais ce chiffre au mètre carré de gros oeuvre ne dit presque rien du coût réel. La préfabrication en atelier change l'équation : les éléments arrivent prêts, le chantier se raccourcit de plusieurs mois, se fait plus propre, avec moins de nuisances pour les riverains et moins d'intérêts intercalaires à payer. Une structure légère allège les fondations et les transports. Sur le lycée Jean Moulin à Revin comme à Marcel Paul (Saint-Herblain), cette logique a rendu le bois pertinent, jamais imposé. Le vrai débat n'est pas le prix du m² de structure, c'est l'échelle de temps : sur le cycle de vie du bâtiment, le bilan penche souvent en faveur du bois. Nous ne sommes pas les architectes d'un matériau, mais des bonnes situations. Décarbonation, confort intérieur, rapidité de livraison : ces valeurs font partie du coût réel d'un bâtiment. Le bois quand le contexte l'appelle, après dix ans de recherche, jamais par dogme.
Comment un bâtiment en bois vieillit-il, et quel entretien demande-t-il ?
Le bois inquiète parce qu'on le croit fragile. Les faits disent l'inverse : les églises à pans de bois du Moyen Age et les fermes centenaires tiennent depuis six ou huit siècles. Leur secret n'est pas un produit miracle, c'est un principe : le bois protégé. Un débord de toiture généreux, un soubassement qui décolle le bois du sol, une lame d'air qui ventile le bardage, un traitement soigné des points singuliers (appuis, jonctions, pénétrations). Une structure ainsi conçue demande peu d'entretien : une inspection périodique, parfois une reprise localisée. Le grisaillement des bardages, souvent redouté, est purement esthétique : c'est la patine du temps, pas une pathologie. Le bois grise, il ne s'affaiblit pas. Nous choisissons chaque essence et chaque finition selon l'exposition réelle de la façade, du douglas au mélèze, du bois brûlé au pré-grisé. Chez OXO, du lycée Jean Moulin à Revin à Ecotone Arcueil, plus de dix ans de recherche nous l'ont appris : la durabilité ne s'achète pas, elle se dessine. Elle se joue dès le détail, dans le trait juste.
Le bois résiste-t-il à l'humidité et à l'eau ?
Disons-le franchement : l'eau n'est pas l'ennemie du bois, la stagnation l'est. Un bois régulièrement mouillé par la pluie puis séché par l'air ne souffre pas : c'est le cas de tous les bardages exposés. Ce qui abîme le bois, c'est l'humidité qui reste piégée, sans pouvoir s'évacuer. La première barrière n'est donc pas un produit, c'est le dessin : orienter l'eau, ménager des lames d'air, éviter les pièges à eau, soigner chaque jonction. Nous raisonnons ensuite en classes d'emploi, de 1 à 4, en accordant l'essence et le traitement à l'exposition réelle de chaque paroi. Le bois de structure arrive sur chantier séché, à un taux d'humidité maîtrisé et contrôlé, condition de sa stabilité. Une humidification ponctuelle est sans gravité, une stagnation prolongée ne se rattrape pas. C'est exactement là que se joue notre exigence : le détail juste, dessiné avant d'être construit. Le bois ne craint pas la pluie quand l'architecture, elle, a prévu où l'eau allait aller.
Le bois offre-t-il un bon confort pour les habitants (acoustique, thermique, qualité de l'air) ?
Le confort ne se décrète pas, il se mesure et se ressent. Le bois a une faible inertie propre, mais associé à des chapes et à une bonne isolation, il offre un déphasage thermique qui retarde de plusieurs heures l'entrée de la chaleur estivale. Surtout, sa conductivité faible le rend chaud au toucher, sans la sensation de paroi froide du béton, et il régule l'hygrométrie en absorbant puis restituant l'humidité de l'air. L'acoustique, souvent citée comme le point faible, se maîtrise par la conception : parois et planchers en masse-ressort-masse, chapes lourdes désolidarisées, bandes résilientes qui coupent les transmissions aériennes et les bruits d'impact. Côté qualité de l'air, un bois non traité ou finement fini, associé à une ventilation maîtrisée, limite les composés volatils. Au Lycée Jean Moulin comme à Marcel Paul, ce confort d'usage, thermique, sonore, sensoriel, est ce qui reste quand le chantier est oublié. C'est ce que nous cherchons : non pas un matériau à la mode, mais la bonne situation pour ceux qui habitent le lieu.
Le bois est-il vraiment bas carbone ?
Oui, mais pas magiquement. Pendant sa croissance, un arbre capte du CO2 par photosynthèse et le stocke sous forme de carbone biogénique. Utilisé en structure, ce bois séquestre ce carbone pendant toute la vie du bâtiment, plusieurs décennies durant lesquelles il reste hors de l'atmosphère. À cela s'ajoute une énergie grise faible : transformer un tronc en poutre demande beaucoup moins d'énergie que produire du ciment ou de l'acier, deux matériaux dont la fabrication émet énormément de CO2. Voilà pour la promesse.
L'honnêteté impose des nuances. Le bilan réel dépend de la provenance (une forêt gérée durablement et proche), du transport, de la mise en oeuvre et surtout de la fin de vie : un bois brûlé ou enfoui relâche son carbone, un bois réemployé le prolonge. Seule une analyse de cycle de vie complète, celle qu'exige la RE2020, dit la vérité. C'est notre grille de lecture chez OXO : nous raisonnons en coût carbone global, du sol à la déconstruction. Au lycée Jean Moulin de Revin, la structure bois n'était pas un argument, mais le résultat de ce calcul. Le bois est vertueux quand il est bien pensé, pas parce qu'il est du bois.
Faut-il tout construire en bois pour décarboner ?
Non, et c'est le coeur de notre position. Chez OXO, nous ne sommes pas les architectes d'un matériau, mais des bonnes situations. Le bois est un levier majeur de la décarbonation, pas une réponse unique. Vouloir tout construire en bois serait un dogme, or un dogme ferme les yeux sur le contexte.
Décarboner, c'est mettre le bon matériau au bon endroit. Une structure mixte bois-béton associe la légèreté et le stockage carbone du premier à l'inertie et la résistance du second, là où chacun sert le mieux. Le béton bas carbone, le réemploi de matériaux existants, la sobriété (utiliser simplement moins de matière) comptent autant que l'essence choisie. Et le geste le plus écologique reste parfois de ne pas construire du tout : réhabiliter l'existant plutôt que démolir, car le bâtiment le moins émetteur est celui qu'on ne bâtit pas. C'est cette logique qui guide nos projets, de la décarbonation de Boulogne Seine Gourmande à l'Ecotone d'Arcueil. Le bois y prend sa juste place, généreuse mais mesurée. Aimer le bois, pour nous, c'est aussi savoir quand lui préférer autre chose.
Construire en bois, n'est-ce pas contribuer à la déforestation ?
La question est juste, et nous la prenons au sérieux. Mais il faut distinguer deux réalités que le mot bois confond. La déforestation détruit un écosystème : on rase une forêt tropicale pour du soja ou du pâturage, et rien ne repousse. La sylviculture durable est l'inverse : une forêt gérée que l'on récolte par prélèvements, qui se régénère et, en Europe, s'agrandit chaque année. Le bois de construction responsable vient de ces forêts, tracé par les labels PEFC et FSC, qui garantissent la chaîne depuis la parcelle. Nous privilégions la provenance locale et les filières courtes : un bois qui a traversé la planète perd son sens écologique. Un point souvent ignoré : une forêt gérée, où les arbres mûrs sont récoltés et remplacés par de jeunes pousses avides de carbone, capte davantage qu'une forêt laissée à maturité, à l'équilibre. Restons lucides pourtant : le bois vertueux suppose une gestion vertueuse, ce n'est jamais automatique, et la vigilance sur l'origine reste notre devoir. Au fond, construire en bois responsable donne une valeur économique à la forêt vivante. C'est lui offrir, dans un monde qui la convoite, une raison tangible d'exister et d'être préservée.
OXO construit-il toujours en bois ?
Non, jamais par principe, et c'est un point d'honneur. Nous aimons le bois, profondément, après plus de dix ans de recherche sur ce matériau. Mais nous ne sommes pas les architectes d'un matériau : nous sommes les architectes des bonnes situations. Le bois s'impose quand le paysage et l'époque l'appellent. Sur un site forestier, il devient une évidence structurelle et sensible : le lycée Jean Moulin à Revin, posé dans la vallée de la Meuse, Ecotone à Arcueil, la tour A10 à Tours. Ailleurs, c'est le lieu qui dicte la juste matière : la pierre locale extraite à proximité, la terre crue du site, un béton bas carbone quand la portée l'exige, le réemploi de matériaux déjà là. Souvent, ces matières dialoguent dans un même projet, le bois en structure, une autre en socle ou en peau. Imposer le bois partout serait un dogme, et le dogme est l'ennemi de l'architecture juste. Notre engagement n'est pas envers une essence, mais envers la cohérence : le bon matériau, au bon endroit, pour la bonne raison. C'est ainsi que naît un bâtiment qui appartient vraiment à son lieu, et qui y reste juste dans le temps.
Le bois est-il adapté aux bâtiments de grande hauteur et de grande échelle ?
Oui. Dès 2016, le Lycée Jean Moulin nous a permis de construire à grande échelle. Aujourd'hui, des projets comme Kaskade à Lille ou la Tour A10 à Tours portent la recherche vers la verticalité, en structures bois ou mixtes, plus légères et décarbonées.
Quels sont les projets bois emblématiques d'OXO ?
Le Lycée Jean Moulin à Revin (livré, en forêt ardennaise), Marcel Paul à Saint-Herblain (structure principalement en bois), Pixel Tours, Boulogne Seine Gourmande, Kaskade à Lille, Ecotone Arcueil et la Tour A10 à Tours. Une trajectoire de plus de dix ans, construite ou en études.
Un projet en bois ? Parlons-en.
Nous concevons chaque bâtiment à partir de son contexte et de ses ressources.
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