Kaskade
L’ambition du projet est de s’entendre comme la composition d’un paysage, d’un territoire fantaisiste, harmonieux et surprenant. Un lieu où l’on vit, un lieu attrayant au sein d’un quartier métropolitain. Nous portons ce projet urbain comme un écrin paysager : un lieu de vie qui crée et transforme les usages et permet un dialogue sans précédent entre nature et horizon.
Nous avons conçu **Kaskade** comme une réponse sensible à la mutation rapide de Lille, métropole dont la croissance démographique et l'extension territoriale appellent de nouveaux modes d'occupation du sol. L'enjeu n'était pas seulement de dessiner un immeuble de bureaux et de commerces de 8 000 m², mais d'inventer un **fragment de paysage urbain**, un lieu capable de conjuguer productivité et bien-être, densité et respiration. Notre proposition, développée pour Altarea Cogedim dans le cadre d'un concours en 2020-2021, assume une ambition double : celle d'une architecture qui dialogue avec son contexte métropolitain sans renoncer à une certaine fantaisie formelle, et celle d'un **écosystème habitable** où nature et horizon se rencontrent.
Le site lillois, inscrit dans un tissu en pleine transformation, nous imposait de penser l'échelle de la rue autant que celle du grand paysage. Nous avons voulu que le projet ne se referme pas sur lui-même, qu'il devienne au contraire une **place ouverte**, un lieu d'échanges et de rencontres accessibles aux usagers comme aux passants. Cette porosité programmatique et spatiale était une condition essentielle : il s'agissait de créer un pôle attractif sans geste monumental, un repère urbain discret mais identifiable, ancré dans la vie quotidienne du quartier.
Le parti architectural repose sur une **composition en gradins**, d'où le nom de Kaskade. Plutôt que de dresser une façade aveugle ou un volume compact, nous avons distribué les plateaux de bureaux en terrasses successives, chacune généreusement plantée. Cette cascade végétale organise une respiration verticale, offre des vues dégagées vers la ville et multiplie les points de contact entre intérieur et extérieur. Les retraits successifs dessinent une silhouette douce, presque topographique, qui évoque moins un bâtiment que la superposition de strates paysagères. Nous assumons ici une forme d'**hybridation typologique** : ni immeuble de bureaux classique, ni jardin public, mais un territoire intermédiaire où le végétal devient structure autant que décor.
L'usage du végétal n'est pas cosmétique. Nous l'avons intégré dès l'origine comme une **composante architectonique**, un matériau à part entière dont la présence conditionne l'organisation spatiale et la perception du projet. Les terrasses plantées ne sont pas de simples balcons ornementaux, elles constituent de véritables extensions des plateaux de travail, des lieux de pause, de réunion informelle, voire de coworking en plein air. Cette mise en continuité du bureau et du jardin répond à une conviction : le bien-être au travail ne relève pas uniquement de l'aménagement intérieur, mais de la capacité d'un bâtiment à offrir un contact permanent avec le ciel, la lumière naturelle, les saisons. Nous avons donc multiplié les porosités, les transparences, les franchissements, pour que chaque plateau bénéficie d'un rapport direct au grand paysage métropolitain.
La **matérialité** du projet reflète cette ambition d'hybridation. Nous avons privilégié des structures légères en béton et métal, capables de porter les charges de terre et de végétation sans alourdir l'expression formelle. Les garde-corps sont traités en verre ou en claire-voie métallique, pour ne pas cloisonner visuellement les terrasses, et les revêtements de sol extérieurs utilisent des matériaux perméables, favorisant l'infiltration des eaux pluviales. Les façades vitrées en retrait assurent une continuité visuelle entre intérieur et extérieur, tout en permettant des protections solaires intégrées. L'ensemble compose une architecture de la **transparence et de l'épaisseur**, où chaque strate accumule des fonctions (travail, végétation, circulation, contemplation) sans jamais se réduire à un seul usage.
Notre démarche environnementale s'inscrit pleinement dans cette logique. Les toitures et terrasses végétalisées contribuent à l'isolation thermique du bâti, réduisent les îlots de chaleur urbains, favorisent la biodiversité locale et participent à la gestion des eaux pluviales par rétention et évapotranspiration. Le projet intègre également des dispositifs de ventilation naturelle traversante, exploitant les différentiels de température entre les niveaux pour limiter le recours à la climatisation mécanique. Nous avons conçu **Kaskade** comme un prototype de bureau post-carbone, où la performance énergétique ne passe pas par la sophistication technologique, mais par l'intelligence spatiale et climatique du dessin architectural. La nature, ici, n'est pas un supplément d'âme, elle est un vecteur d'efficience.
Au rez-de-chaussée, le programme commercial s'organise en lien direct avec l'espace public, créant une animation urbaine continue. Nous avons évité la séparation brutale entre commerce et bureau, préférant des seuils progressifs, des coursives, des percées visuelles qui relient les différents niveaux. Cette stratification verticale encourage une vie de quartier riche, où le passant devient usager, où l'habitant du quartier croise le travailleur, où les temporalités se superposent sans s'exclure. **Kaskade** se veut un lieu de convergence, un espace de rencontre imprévu, un catalyseur de vie collective.
Bien que le projet n'ait pas été retenu, il témoigne de notre conviction que l'architecture tertiaire peut, et doit, renouveler ses modèles. Le bureau n'est plus un espace fermé, répétitif, coupé du monde : il devient un **milieu habitable**, ouvert sur la ville et le vivant, capable d'accueillir des usages multiples et évolutifs. Nous cherchons, à travers des projets comme celui-ci, à renouer avec une certaine poésie du travail, une relation sensible au lieu, à la lumière, aux saisons. **Kaskade** incarne cette recherche d'un urbanisme généreux, capable de transformer la contrainte programmatique en opportunité paysagère, et la densité métropolitaine en respiration collective.
Le site lillois, inscrit dans un tissu en pleine transformation, nous imposait de penser l'échelle de la rue autant que celle du grand paysage. Nous avons voulu que le projet ne se referme pas sur lui-même, qu'il devienne au contraire une **place ouverte**, un lieu d'échanges et de rencontres accessibles aux usagers comme aux passants. Cette porosité programmatique et spatiale était une condition essentielle : il s'agissait de créer un pôle attractif sans geste monumental, un repère urbain discret mais identifiable, ancré dans la vie quotidienne du quartier.
Le parti architectural repose sur une **composition en gradins**, d'où le nom de Kaskade. Plutôt que de dresser une façade aveugle ou un volume compact, nous avons distribué les plateaux de bureaux en terrasses successives, chacune généreusement plantée. Cette cascade végétale organise une respiration verticale, offre des vues dégagées vers la ville et multiplie les points de contact entre intérieur et extérieur. Les retraits successifs dessinent une silhouette douce, presque topographique, qui évoque moins un bâtiment que la superposition de strates paysagères. Nous assumons ici une forme d'**hybridation typologique** : ni immeuble de bureaux classique, ni jardin public, mais un territoire intermédiaire où le végétal devient structure autant que décor.
L'usage du végétal n'est pas cosmétique. Nous l'avons intégré dès l'origine comme une **composante architectonique**, un matériau à part entière dont la présence conditionne l'organisation spatiale et la perception du projet. Les terrasses plantées ne sont pas de simples balcons ornementaux, elles constituent de véritables extensions des plateaux de travail, des lieux de pause, de réunion informelle, voire de coworking en plein air. Cette mise en continuité du bureau et du jardin répond à une conviction : le bien-être au travail ne relève pas uniquement de l'aménagement intérieur, mais de la capacité d'un bâtiment à offrir un contact permanent avec le ciel, la lumière naturelle, les saisons. Nous avons donc multiplié les porosités, les transparences, les franchissements, pour que chaque plateau bénéficie d'un rapport direct au grand paysage métropolitain.
La **matérialité** du projet reflète cette ambition d'hybridation. Nous avons privilégié des structures légères en béton et métal, capables de porter les charges de terre et de végétation sans alourdir l'expression formelle. Les garde-corps sont traités en verre ou en claire-voie métallique, pour ne pas cloisonner visuellement les terrasses, et les revêtements de sol extérieurs utilisent des matériaux perméables, favorisant l'infiltration des eaux pluviales. Les façades vitrées en retrait assurent une continuité visuelle entre intérieur et extérieur, tout en permettant des protections solaires intégrées. L'ensemble compose une architecture de la **transparence et de l'épaisseur**, où chaque strate accumule des fonctions (travail, végétation, circulation, contemplation) sans jamais se réduire à un seul usage.
Notre démarche environnementale s'inscrit pleinement dans cette logique. Les toitures et terrasses végétalisées contribuent à l'isolation thermique du bâti, réduisent les îlots de chaleur urbains, favorisent la biodiversité locale et participent à la gestion des eaux pluviales par rétention et évapotranspiration. Le projet intègre également des dispositifs de ventilation naturelle traversante, exploitant les différentiels de température entre les niveaux pour limiter le recours à la climatisation mécanique. Nous avons conçu **Kaskade** comme un prototype de bureau post-carbone, où la performance énergétique ne passe pas par la sophistication technologique, mais par l'intelligence spatiale et climatique du dessin architectural. La nature, ici, n'est pas un supplément d'âme, elle est un vecteur d'efficience.
Au rez-de-chaussée, le programme commercial s'organise en lien direct avec l'espace public, créant une animation urbaine continue. Nous avons évité la séparation brutale entre commerce et bureau, préférant des seuils progressifs, des coursives, des percées visuelles qui relient les différents niveaux. Cette stratification verticale encourage une vie de quartier riche, où le passant devient usager, où l'habitant du quartier croise le travailleur, où les temporalités se superposent sans s'exclure. **Kaskade** se veut un lieu de convergence, un espace de rencontre imprévu, un catalyseur de vie collective.
Bien que le projet n'ait pas été retenu, il témoigne de notre conviction que l'architecture tertiaire peut, et doit, renouveler ses modèles. Le bureau n'est plus un espace fermé, répétitif, coupé du monde : il devient un **milieu habitable**, ouvert sur la ville et le vivant, capable d'accueillir des usages multiples et évolutifs. Nous cherchons, à travers des projets comme celui-ci, à renouer avec une certaine poésie du travail, une relation sensible au lieu, à la lumière, aux saisons. **Kaskade** incarne cette recherche d'un urbanisme généreux, capable de transformer la contrainte programmatique en opportunité paysagère, et la densité métropolitaine en respiration collective.
- Lieu
- Lille, France
- Nature
- Bureaux
- Surface
- 8 000 m²
- Budget
- 16.5 M€
- Concours
- 2020-2021
- MOA
- Altarea Cogedim