Boulogne Seine Gourmande
Notre projet s’entend comme la composition d’un paysage, d’un territoire fantaisiste, harmonieux et surprenant. Un lieu où l’on vit, attrayant au sein d’un quartier métropolitain, ode à la gastronomie française. Nous devions défendre une approche renouvelée, contextuelle mais innovante, c’est pourquoi nous avons choisi de sauvegarder la mémoire du lieu et de nous inscrire dans la continuation des espaces préexistants, dont les intérieurs et les extérieurs des îlots sont liés à la ville.
Nous avons conçu **Boulogne Seine Gourmande** comme un manifeste architectural et urbain, une réponse sensible à la transformation d'un fragment métropolitain en quête d'identité. À Boulogne-Billancourt, ville marquée par son héritage industriel et sa mutation perpétuelle, notre intervention de 12 835 m² entrelace hôtel, logements et espaces de restauration dans un geste qui refuse la séparation fonctionnelle au profit d'une **hybridation programmatique**. Le site nous appelait à dépasser la simple addition de programmes pour inventer un lieu vivant, où la gastronomie française devient le fil narratif d'une expérience urbaine renouvelée.
Le projet s'entend d'abord comme la **composition d'un paysage**, un territoire fantaisiste et harmonieux où l'urbanité retrouve une échelle humaine. Nous avons cherché à préserver la mémoire du lieu, non par mimétisme nostalgique, mais par une inscription consciente dans la continuité des espaces préexistants. Les îlots hérités du tissu urbain environnant dialoguent avec notre intervention, leurs intérieurs et extérieurs se prolongent, se répondent, créent des porosités inattendues. Cette **contextualité active** nous a permis de proposer une architecture qui appartient autant à la ville qu'à ses habitants, évitant l'écueil de l'objet solitaire, refermé sur lui-même.
Notre démarche repose sur un entrelacement de paysages et de surfaces. Le lieu de vie ainsi créé transforme les usages ordinaires et autorise un dialogue entre nature et horizon qui, s'il n'est peut-être pas sans précédent, acquiert ici une intensité particulière. Nous avons travaillé la **superposition des strates paysagères**, jouant sur les plans, les horizons, les perspectives multiples. Le biotope local devient une ressource conceptuelle : augmenter les milieux, enrichir la biodiversité, ne sont pas des gestes cosmétiques mais des principes structurants. Chaque niveau du projet, chaque terrasse, chaque recul, devient l'occasion d'introduire du vivant, de multiplier les écosystèmes, de créer des niches écologiques qui transforment la perception même de l'architecture.
En collaboration avec **Pascal Haudressy**, nous avons exploré la dimension artistique et sensorielle du projet. Son regard d'artiste a nourri notre réflexion sur la matérialité et l'expérience spatiale, conférant au lieu une épaisseur poétique qui dépasse la stricte réponse programmatique. Les espaces de restauration, pensés comme un *food court* mais refusant la banalité du terme, deviennent des scènes urbaines où la gastronomie se donne à voir, à sentir, à partager. Nous avons imaginé des séquences spatiales où la préparation des mets, la convivialité des repas, l'intimité des chambres d'hôtel et la tranquillité des logements se répondent sans jamais se confondre.
L'architecture que nous proposons repose sur une **frugalité constructive assumée**, une recherche de sobriété qui n'est pas austérité mais justesse. Le bois structure notre démarche matérielle, non comme un effet de mode mais comme une réponse cohérente aux enjeux de décarbonation. Nous avons conçu une architecture résiliente, capable de s'adapter aux transformations d'usage, aux évolutions climatiques, aux mutations urbaines. Cette adaptabilité complète traverse tous les niveaux du projet, de la structure porteuse aux aménagements intérieurs, des dispositifs bioclimatiques aux espaces extérieurs modulables.
La question de la **décarbonation** n'est pas venue se greffer sur un projet déjà dessiné, elle en constitue le fondement. Nous avons interrogé chaque choix constructif, chaque détail technique, à l'aune de son impact environnemental. Le recours massif au bois, la rationalisation des structures, la limitation des excavations, la réversibilité des aménagements, tous ces principes convergent vers une architecture sobre en carbone et généreuse en qualités spatiales. L'écologie que nous défendons n'est pas punitive, elle ouvre au contraire de nouvelles possibilités formelles, de nouveaux rapports entre intérieur et extérieur, entre construit et planté.
Nous proposons de nouvelles façons d'habiter, de vivre et de rêver à Boulogne. Cette ambition, qui pourrait sembler démesurée, trouve sa traduction concrète dans l'attention portée aux usages contemporains. Les logements ne sont pas des cellules standardisées mais des espaces généreux, prolongés par des terrasses plantées, ouverts sur le ciel et la ville. L'hôtel n'est pas une machine à dormir mais un lieu d'hospitalité véritable, où l'on séjourne autant qu'on traverse. Les restaurants et espaces de convivialité inventent une nouvelle urbanité comestible, où la gastronomie devient un vecteur de lien social, de rencontre, de partage.
Le projet fait écho à l'**équilibre originel de l'espace**, notion évidemment mythique mais conceptuellement féconde. Nous avons cherché à renouer avec une forme d'harmonie perdue entre ville et nature, entre minéral et végétal, entre fonction et plaisir. Cette quête d'équilibre se traduit dans la composition volumétrique, dans le jeu des pleins et des vides, dans la gradation des densités, dans l'alternance des séquences ouvertes et closes. Chaque geste architectural répond à cette recherche d'une **justesse spatiale** qui excède la seule efficacité programmatique.
L'irruption du projet dans le tissu existant se veut douce, presque évidente. Nous avons refusé la violence du geste spectaculaire au profit d'une insertion respectueuse mais affirmée. Les volumes dialoguent avec les gabarits voisins, les matériaux répondent à la palette environnante sans la copier servilement. Cette attitude, que l'on pourrait qualifier de **modestie architecturale**, ne renonce ni à l'ambition ni à l'innovation, elle les réoriente vers une forme d'intelligence collective, d'harmonie partagée.
Boulogne Seine Gourmande demeure un concours, un projet non réalisé, mais il porte en lui une vision que nous continuons à défendre. Celle d'une architecture métropolitaine capable de réenchanter le quotidien, de lier la grande exigence qualitative aux préoccupations environnementales, de transformer la gastronomie en projet urbain. Un lieu où vivre rime avec cultiver, habiter avec partager, construire avec préserver.
Le projet s'entend d'abord comme la **composition d'un paysage**, un territoire fantaisiste et harmonieux où l'urbanité retrouve une échelle humaine. Nous avons cherché à préserver la mémoire du lieu, non par mimétisme nostalgique, mais par une inscription consciente dans la continuité des espaces préexistants. Les îlots hérités du tissu urbain environnant dialoguent avec notre intervention, leurs intérieurs et extérieurs se prolongent, se répondent, créent des porosités inattendues. Cette **contextualité active** nous a permis de proposer une architecture qui appartient autant à la ville qu'à ses habitants, évitant l'écueil de l'objet solitaire, refermé sur lui-même.
Notre démarche repose sur un entrelacement de paysages et de surfaces. Le lieu de vie ainsi créé transforme les usages ordinaires et autorise un dialogue entre nature et horizon qui, s'il n'est peut-être pas sans précédent, acquiert ici une intensité particulière. Nous avons travaillé la **superposition des strates paysagères**, jouant sur les plans, les horizons, les perspectives multiples. Le biotope local devient une ressource conceptuelle : augmenter les milieux, enrichir la biodiversité, ne sont pas des gestes cosmétiques mais des principes structurants. Chaque niveau du projet, chaque terrasse, chaque recul, devient l'occasion d'introduire du vivant, de multiplier les écosystèmes, de créer des niches écologiques qui transforment la perception même de l'architecture.
En collaboration avec **Pascal Haudressy**, nous avons exploré la dimension artistique et sensorielle du projet. Son regard d'artiste a nourri notre réflexion sur la matérialité et l'expérience spatiale, conférant au lieu une épaisseur poétique qui dépasse la stricte réponse programmatique. Les espaces de restauration, pensés comme un *food court* mais refusant la banalité du terme, deviennent des scènes urbaines où la gastronomie se donne à voir, à sentir, à partager. Nous avons imaginé des séquences spatiales où la préparation des mets, la convivialité des repas, l'intimité des chambres d'hôtel et la tranquillité des logements se répondent sans jamais se confondre.
L'architecture que nous proposons repose sur une **frugalité constructive assumée**, une recherche de sobriété qui n'est pas austérité mais justesse. Le bois structure notre démarche matérielle, non comme un effet de mode mais comme une réponse cohérente aux enjeux de décarbonation. Nous avons conçu une architecture résiliente, capable de s'adapter aux transformations d'usage, aux évolutions climatiques, aux mutations urbaines. Cette adaptabilité complète traverse tous les niveaux du projet, de la structure porteuse aux aménagements intérieurs, des dispositifs bioclimatiques aux espaces extérieurs modulables.
La question de la **décarbonation** n'est pas venue se greffer sur un projet déjà dessiné, elle en constitue le fondement. Nous avons interrogé chaque choix constructif, chaque détail technique, à l'aune de son impact environnemental. Le recours massif au bois, la rationalisation des structures, la limitation des excavations, la réversibilité des aménagements, tous ces principes convergent vers une architecture sobre en carbone et généreuse en qualités spatiales. L'écologie que nous défendons n'est pas punitive, elle ouvre au contraire de nouvelles possibilités formelles, de nouveaux rapports entre intérieur et extérieur, entre construit et planté.
Nous proposons de nouvelles façons d'habiter, de vivre et de rêver à Boulogne. Cette ambition, qui pourrait sembler démesurée, trouve sa traduction concrète dans l'attention portée aux usages contemporains. Les logements ne sont pas des cellules standardisées mais des espaces généreux, prolongés par des terrasses plantées, ouverts sur le ciel et la ville. L'hôtel n'est pas une machine à dormir mais un lieu d'hospitalité véritable, où l'on séjourne autant qu'on traverse. Les restaurants et espaces de convivialité inventent une nouvelle urbanité comestible, où la gastronomie devient un vecteur de lien social, de rencontre, de partage.
Le projet fait écho à l'**équilibre originel de l'espace**, notion évidemment mythique mais conceptuellement féconde. Nous avons cherché à renouer avec une forme d'harmonie perdue entre ville et nature, entre minéral et végétal, entre fonction et plaisir. Cette quête d'équilibre se traduit dans la composition volumétrique, dans le jeu des pleins et des vides, dans la gradation des densités, dans l'alternance des séquences ouvertes et closes. Chaque geste architectural répond à cette recherche d'une **justesse spatiale** qui excède la seule efficacité programmatique.
L'irruption du projet dans le tissu existant se veut douce, presque évidente. Nous avons refusé la violence du geste spectaculaire au profit d'une insertion respectueuse mais affirmée. Les volumes dialoguent avec les gabarits voisins, les matériaux répondent à la palette environnante sans la copier servilement. Cette attitude, que l'on pourrait qualifier de **modestie architecturale**, ne renonce ni à l'ambition ni à l'innovation, elle les réoriente vers une forme d'intelligence collective, d'harmonie partagée.
Boulogne Seine Gourmande demeure un concours, un projet non réalisé, mais il porte en lui une vision que nous continuons à défendre. Celle d'une architecture métropolitaine capable de réenchanter le quotidien, de lier la grande exigence qualitative aux préoccupations environnementales, de transformer la gastronomie en projet urbain. Un lieu où vivre rime avec cultiver, habiter avec partager, construire avec préserver.
- Lieu
- Boulogne-Billancourt, France
- Nature
- Programme mixte
- Surface
- 12 835 m2
- Concours
- 2019
- MOA
- Globalstone, Strat & Fi
- Co-architectes
- Pascal Haudressy (artiste)