Val de Crêt
Projet résidentiel Val de Crêt, architecture contemporaine intégrée au relief, façades végétalisées et vues cadrées sur le paysage.
Nous avons conçu Val de Crêt comme une architecture du sol, une série de strates habitées qui accompagnent la pente sans jamais la contrarier. Le site, dont la configuration exacte reste confidentielle, nous a immédiatement suggéré une logique d'**inscription topographique** plutôt que d'émergence verticale. Là où d'autres projets affirment leur présence par la hauteur, nous avons cherché ici l'effacement relatif, la fusion progressive entre ce qui relève du construit et ce qui appartient au relief naturel. Cette approche n'est pas une stratégie de camouflage, mais une tentative de **réinterprétation du rapport entre bâti et paysage**, une manière de prolonger les lignes du terrain jusqu'à ce qu'elles deviennent habitables.
Le programme mêle logements et espaces de bureaux, une hybridation qui nous a conduits à réfléchir non pas à deux fonctions séparées, mais à un **continuum d'usages** partageant une même relation au site. Chaque unité, qu'elle accueille du travail ou de l'habitat, bénéficie d'un lien direct avec l'extérieur, d'une lumière naturelle abondante et d'une orientation soigneusement calibrée. Nous avons refusé la logique du plan-type répétitif. Au contraire, la géométrie de chaque volume découle de sa position dans la pente, de son exposition au soleil, de la vue qu'il cadre. Cette **singularité programmatique** implique une conception spatiale attentive, où chaque intérieur dialogue avec un fragment spécifique du paysage.
L'**étagement en gradins** structure l'ensemble du projet. Les toitures ne sont pas de simples cinquièmes façades, mais des plans inclinés plantés qui prolongent physiquement la topographie. En montant le long de la pente, on traverse une succession de terrasses accessibles, de jardins suspendus, d'espaces tampons entre le privé et le commun. Cette continuité végétale transforme le toit du voisin en jardin de l'étage supérieur, créant une **perméabilité verticale** rarement atteinte dans les ensembles résidentiels classiques. Le projet devient ainsi une colline habitée, un relief augmenté dont les strates sont autant de sols cultivables, de lieux de rencontre informels, de respirations plantées.
Nous avons travaillé la matérialité avec une volonté de **sobriété constructive**. Le béton clair, coulé en panneaux préfabriqués, forme l'ossature principale. Sa teinte neutre, légèrement chaude, évite l'agressivité des blancs trop purs et dialogue avec les tons minéraux du site. Le bois, utilisé en bardage et en menuiseries, introduit une chaleur tactile, une vibration chromatique qui évolue avec les saisons et la lumière. Cette alternance béton-bois n'est pas décorative : elle répond à une logique structurelle et bioclimatique. Le béton assure l'inertie thermique, le bois protège, ventile, tempère. Les grandes baies vitrées sont positionnées avec précision, jamais au hasard, toujours pour **cadrer une vue spécifique**, un arbre isolé, une ligne de crête, un fragment de ciel. Chaque ouverture est un tableau mouvant, un dispositif optique qui relie l'intérieur à un morceau du dehors.
Notre démarche environnementale pour Val de Crêt repose sur trois piliers. D'abord, la **minimisation de l'empreinte au sol** : en épousant la pente, nous réduisons les terrassements, préservons les écoulements naturels, limitons l'artificialisation. Ensuite, la **végétalisation extensive** des toitures et des espaces interstitiels : ces surfaces plantées absorbent les eaux pluviales, créent des îlots de fraîcheur, favorisent la biodiversité locale. Enfin, une **conception bioclimatique rigoureuse** : orientation optimisée, protections solaires intégrées, ventilation naturelle traversante, matériaux à faible énergie grise. Nous n'avons pas cherché le label spectaculaire, mais la performance discrète, celle qui s'inscrit dans la durée, celle qui se mesure en confort quotidien, en factures allégées, en empreinte carbone maîtrisée.
L'usage de ces espaces, leur appropriation future par les habitants, a guidé chaque décision spatiale. Les prolongements extérieurs, terrasses privatives ou jardins partagés, ne sont pas des surfaces résiduelles, mais des **lieux de vie à part entière**, des extensions du séjour, des chambres à ciel ouvert. Nous avons imaginé des circulations généreuses, des paliers élargis qui deviennent des lieux de rencontre, des seuils habités où l'on s'arrête, où l'on discute. Cette attention à la **qualité des espaces intermédiaires** nous semble essentielle dans un monde où l'habitat se réduit trop souvent à des surfaces closes, déconnectées du voisinage et du site.
Val de Crêt reste pour l'instant à l'état d'étude, un projet non réalisé qui témoigne pourtant d'une recherche que nous poursuivons : celle d'une **architecture du soin**, attentive au relief, aux usages, aux cycles naturels. Chaque projet, qu'il se construise ou reste sur le papier, nourrit notre réflexion, affine notre vocabulaire spatial. Ici, nous avons exploré la possibilité d'un bâti qui ne s'impose pas, mais qui s'immisce, qui se glisse entre les courbes de niveau, qui respire avec le paysage. Cette recherche n'est jamais achevée, elle se poursuit d'un projet à l'autre, dans un dialogue permanent entre dessin et territoire.
Le programme mêle logements et espaces de bureaux, une hybridation qui nous a conduits à réfléchir non pas à deux fonctions séparées, mais à un **continuum d'usages** partageant une même relation au site. Chaque unité, qu'elle accueille du travail ou de l'habitat, bénéficie d'un lien direct avec l'extérieur, d'une lumière naturelle abondante et d'une orientation soigneusement calibrée. Nous avons refusé la logique du plan-type répétitif. Au contraire, la géométrie de chaque volume découle de sa position dans la pente, de son exposition au soleil, de la vue qu'il cadre. Cette **singularité programmatique** implique une conception spatiale attentive, où chaque intérieur dialogue avec un fragment spécifique du paysage.
L'**étagement en gradins** structure l'ensemble du projet. Les toitures ne sont pas de simples cinquièmes façades, mais des plans inclinés plantés qui prolongent physiquement la topographie. En montant le long de la pente, on traverse une succession de terrasses accessibles, de jardins suspendus, d'espaces tampons entre le privé et le commun. Cette continuité végétale transforme le toit du voisin en jardin de l'étage supérieur, créant une **perméabilité verticale** rarement atteinte dans les ensembles résidentiels classiques. Le projet devient ainsi une colline habitée, un relief augmenté dont les strates sont autant de sols cultivables, de lieux de rencontre informels, de respirations plantées.
Nous avons travaillé la matérialité avec une volonté de **sobriété constructive**. Le béton clair, coulé en panneaux préfabriqués, forme l'ossature principale. Sa teinte neutre, légèrement chaude, évite l'agressivité des blancs trop purs et dialogue avec les tons minéraux du site. Le bois, utilisé en bardage et en menuiseries, introduit une chaleur tactile, une vibration chromatique qui évolue avec les saisons et la lumière. Cette alternance béton-bois n'est pas décorative : elle répond à une logique structurelle et bioclimatique. Le béton assure l'inertie thermique, le bois protège, ventile, tempère. Les grandes baies vitrées sont positionnées avec précision, jamais au hasard, toujours pour **cadrer une vue spécifique**, un arbre isolé, une ligne de crête, un fragment de ciel. Chaque ouverture est un tableau mouvant, un dispositif optique qui relie l'intérieur à un morceau du dehors.
Notre démarche environnementale pour Val de Crêt repose sur trois piliers. D'abord, la **minimisation de l'empreinte au sol** : en épousant la pente, nous réduisons les terrassements, préservons les écoulements naturels, limitons l'artificialisation. Ensuite, la **végétalisation extensive** des toitures et des espaces interstitiels : ces surfaces plantées absorbent les eaux pluviales, créent des îlots de fraîcheur, favorisent la biodiversité locale. Enfin, une **conception bioclimatique rigoureuse** : orientation optimisée, protections solaires intégrées, ventilation naturelle traversante, matériaux à faible énergie grise. Nous n'avons pas cherché le label spectaculaire, mais la performance discrète, celle qui s'inscrit dans la durée, celle qui se mesure en confort quotidien, en factures allégées, en empreinte carbone maîtrisée.
L'usage de ces espaces, leur appropriation future par les habitants, a guidé chaque décision spatiale. Les prolongements extérieurs, terrasses privatives ou jardins partagés, ne sont pas des surfaces résiduelles, mais des **lieux de vie à part entière**, des extensions du séjour, des chambres à ciel ouvert. Nous avons imaginé des circulations généreuses, des paliers élargis qui deviennent des lieux de rencontre, des seuils habités où l'on s'arrête, où l'on discute. Cette attention à la **qualité des espaces intermédiaires** nous semble essentielle dans un monde où l'habitat se réduit trop souvent à des surfaces closes, déconnectées du voisinage et du site.
Val de Crêt reste pour l'instant à l'état d'étude, un projet non réalisé qui témoigne pourtant d'une recherche que nous poursuivons : celle d'une **architecture du soin**, attentive au relief, aux usages, aux cycles naturels. Chaque projet, qu'il se construise ou reste sur le papier, nourrit notre réflexion, affine notre vocabulaire spatial. Ici, nous avons exploré la possibilité d'un bâti qui ne s'impose pas, mais qui s'immisce, qui se glisse entre les courbes de niveau, qui respire avec le paysage. Cette recherche n'est jamais achevée, elle se poursuit d'un projet à l'autre, dans un dialogue permanent entre dessin et territoire.
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