Tour Grand Angle
La «Tour Grand Angle» offre une nouvelle vie à la célèbre «Tour la Villette», également connue comme «Tour Daewoo», « Tour Périphérique», «Tour Pariferic», ou «Tour Olympe». Notre projet propose un renouvellement attractif et engagé pour ce bâtiment aux vies infinies.
Nous avons abordé la Tour Grand Angle avec la conscience d'intervenir sur un édifice qui porte plusieurs noms, plusieurs histoires. Tour la Villette, Tour Daewoo, Tour Périphérique, Tour Pariferic, Tour Olympe : autant d'appellations qui témoignent d'une vie architecturale mouvementée, faite de transformations successives, de changements de propriétaires et d'usages. Cette **multiplicité d'identités** n'est pas un handicap, elle devient au contraire le point de départ de notre réflexion. Plutôt que d'effacer le passé, nous avons cherché à offrir à cette tour un nouveau chapitre, une nouvelle pertinence urbaine et sociale, tout en assumant son statut de repère vertical dans le paysage d'Aubervilliers.
Le site est stratégique, presque évident dans sa lisibilité. À l'entrée de la commune d'Aubervilliers, entre le 19e arrondissement de Paris et le Boulevard Périphérique, la tour occupe une position de seuil, de passage entre deux territoires. Deuxième plus haut gratte-ciel de Seine-Saint-Denis, elle bénéficie d'une **visibilité incontestable**, mais cette visibilité n'est pas uniquement une donnée technique ou visuelle. Elle engage une responsabilité architecturale : celle de produire un signal urbain qui ne se contente pas d'être vu, mais qui participe activement à la transformation d'un quartier en mutation. Aubervilliers connaît depuis plusieurs années une dynamique de renouvellement urbain intense, portée par l'arrivée de nouvelles infrastructures de transport, de programmes mixtes, d'équipements culturels et sportifs. Dans ce contexte, notre projet ne pouvait se limiter à une simple réhabilitation technique. Il fallait imaginer un **nouveau signal urbain**, capable de dialoguer avec cette ville en devenir.
Le programme que nous avons développé repose sur une **mixité assumée et généreuse**. Nous proposons d'accueillir des logements, des bureaux, une résidence étudiante, un hôtel et un restaurant. Cette diversité programmatique n'est pas une juxtaposition fonctionnelle, elle est au cœur de notre démarche. En mêlant résidence, travail, hébergement temporaire et restauration, nous cherchons à créer un lieu de vie qui échappe à la mono-fonctionnalité souvent reprochée aux tours des années 1970 et 1980. La Tour Grand Angle devient ainsi un **espace de cohabitation**, où les rythmes et les temporalités se croisent, où l'habitant côtoie le voyageur, où le travailleur rejoint l'étudiant. Cette mixité d'usage favorise une animation continue du bâtiment, de jour comme de nuit, et participe à l'émergence d'une urbanité verticale plus riche, plus dense en interactions humaines.
Notre parti architectural repose sur un **geste de transformation global** qui respecte la structure existante tout en affirmant une nouvelle identité. Nous avons travaillé à partir de la volumétrie générale de la tour, en réinterprétant sa façade et en introduisant des retraits, des terrasses, des variations dans le traitement des parois vitrées. L'objectif était double : améliorer les performances thermiques et environnementales du bâtiment, et produire une **image contemporaine** capable de requalifier l'ensemble du secteur. Nous avons imaginé une façade active, faite de jeux de transparence et d'opacité, où le verre alterne avec des panneaux opaques traités en nuances douces, en dégradés subtils qui captent la lumière changeante du ciel francilien. Cette **palette chromatique évolutive** donne à la tour une présence changeante selon les heures du jour, les saisons, les conditions météorologiques. Elle devient un écran sensible, un repère mouvant dans le paysage urbain.
La question de la **matérialité** a été centrale dans notre réflexion. Nous avons cherché à éviter l'uniformité lisse des façades-rideaux standardisées. En introduisant des variations de teintes, de profondeurs, de textures dans les panneaux de façade, nous avons voulu donner à la tour une **épaisseur visuelle** qui dialogue avec la complexité du site. Les retraits en partie haute du bâtiment permettent de dégager des terrasses accessibles, des espaces extérieurs privatifs ou collectifs qui enrichissent l'expérience des habitants et des usagers. Ces terrasses ne sont pas des appendices décoratifs, elles participent pleinement à la qualité d'usage de la tour, en offrant des prolongements extérieurs aux logements, aux espaces de coworking, aux salles de réunion. Elles créent des **respirations verticales**, des moments de pause dans l'ascension du bâtiment.
La démarche environnementale est intrinsèquement liée au projet de réhabilitation. Nous avons intégré dès la phase de faisabilité une réflexion sur l'**optimisation énergétique** du bâtiment existant. L'amélioration de l'enveloppe, le traitement des ponts thermiques, l'installation de systèmes de ventilation naturelle assistée, la récupération des eaux pluviales, la végétalisation des terrasses : autant de stratégies qui permettent de réduire significativement l'empreinte carbone de la tour. Nous avons également travaillé sur la **réversibilité des espaces**, en imaginant des plateaux modulables capables d'accueillir différents types de programmes au fil du temps. Cette flexibilité programmatique est une forme de durabilité à long terme, elle permet au bâtiment de s'adapter aux évolutions des usages, des modes de vie, des besoins économiques et sociaux.
Le rez-de-chaussée a fait l'objet d'une attention particulière. Nous avons cherché à ouvrir la tour sur l'espace public, à créer des **porosités visuelles et physiques** entre l'intérieur et l'extérieur. Le restaurant et les espaces d'accueil sont conçus comme des lieux de transition, des seuils accueillants qui invitent à entrer, à traverser, à s'arrêter. L'idée est de faire de la tour non pas un objet fermé sur lui-même, mais un lieu de passage, un **nœud urbain** qui participe à la vie du quartier. Les abords immédiats ont été repensés pour améliorer les circulations piétonnes, créer des espaces de repos, planter des arbres. Nous avons voulu que la Tour Grand Angle ne soit pas seulement un objet vertical, mais qu'elle contribue à la qualité de l'espace public qui l'entoure.
En travaillant sur ce projet, nous avons été frappés par la capacité des bâtiments à renaître, à se réinventer. La Tour Grand Angle illustre cette **vie infinie** des architectures, leur aptitude à traverser les époques, à absorber les transformations urbaines, à porter de nouvelles fonctions. Notre intervention ne prétend pas figer définitivement l'identité de cette tour, mais lui offrir une nouvelle **respiration**, un nouveau souffle capable de l'inscrire pleinement dans le présent et l'avenir d'Aubervilliers. Elle devient ainsi un manifeste pour une architecture de la transformation, attentive aux héritages, engagée dans la transition écologique, généreuse dans ses usages, et résolument ancrée dans son territoire.
Le site est stratégique, presque évident dans sa lisibilité. À l'entrée de la commune d'Aubervilliers, entre le 19e arrondissement de Paris et le Boulevard Périphérique, la tour occupe une position de seuil, de passage entre deux territoires. Deuxième plus haut gratte-ciel de Seine-Saint-Denis, elle bénéficie d'une **visibilité incontestable**, mais cette visibilité n'est pas uniquement une donnée technique ou visuelle. Elle engage une responsabilité architecturale : celle de produire un signal urbain qui ne se contente pas d'être vu, mais qui participe activement à la transformation d'un quartier en mutation. Aubervilliers connaît depuis plusieurs années une dynamique de renouvellement urbain intense, portée par l'arrivée de nouvelles infrastructures de transport, de programmes mixtes, d'équipements culturels et sportifs. Dans ce contexte, notre projet ne pouvait se limiter à une simple réhabilitation technique. Il fallait imaginer un **nouveau signal urbain**, capable de dialoguer avec cette ville en devenir.
Le programme que nous avons développé repose sur une **mixité assumée et généreuse**. Nous proposons d'accueillir des logements, des bureaux, une résidence étudiante, un hôtel et un restaurant. Cette diversité programmatique n'est pas une juxtaposition fonctionnelle, elle est au cœur de notre démarche. En mêlant résidence, travail, hébergement temporaire et restauration, nous cherchons à créer un lieu de vie qui échappe à la mono-fonctionnalité souvent reprochée aux tours des années 1970 et 1980. La Tour Grand Angle devient ainsi un **espace de cohabitation**, où les rythmes et les temporalités se croisent, où l'habitant côtoie le voyageur, où le travailleur rejoint l'étudiant. Cette mixité d'usage favorise une animation continue du bâtiment, de jour comme de nuit, et participe à l'émergence d'une urbanité verticale plus riche, plus dense en interactions humaines.
Notre parti architectural repose sur un **geste de transformation global** qui respecte la structure existante tout en affirmant une nouvelle identité. Nous avons travaillé à partir de la volumétrie générale de la tour, en réinterprétant sa façade et en introduisant des retraits, des terrasses, des variations dans le traitement des parois vitrées. L'objectif était double : améliorer les performances thermiques et environnementales du bâtiment, et produire une **image contemporaine** capable de requalifier l'ensemble du secteur. Nous avons imaginé une façade active, faite de jeux de transparence et d'opacité, où le verre alterne avec des panneaux opaques traités en nuances douces, en dégradés subtils qui captent la lumière changeante du ciel francilien. Cette **palette chromatique évolutive** donne à la tour une présence changeante selon les heures du jour, les saisons, les conditions météorologiques. Elle devient un écran sensible, un repère mouvant dans le paysage urbain.
La question de la **matérialité** a été centrale dans notre réflexion. Nous avons cherché à éviter l'uniformité lisse des façades-rideaux standardisées. En introduisant des variations de teintes, de profondeurs, de textures dans les panneaux de façade, nous avons voulu donner à la tour une **épaisseur visuelle** qui dialogue avec la complexité du site. Les retraits en partie haute du bâtiment permettent de dégager des terrasses accessibles, des espaces extérieurs privatifs ou collectifs qui enrichissent l'expérience des habitants et des usagers. Ces terrasses ne sont pas des appendices décoratifs, elles participent pleinement à la qualité d'usage de la tour, en offrant des prolongements extérieurs aux logements, aux espaces de coworking, aux salles de réunion. Elles créent des **respirations verticales**, des moments de pause dans l'ascension du bâtiment.
La démarche environnementale est intrinsèquement liée au projet de réhabilitation. Nous avons intégré dès la phase de faisabilité une réflexion sur l'**optimisation énergétique** du bâtiment existant. L'amélioration de l'enveloppe, le traitement des ponts thermiques, l'installation de systèmes de ventilation naturelle assistée, la récupération des eaux pluviales, la végétalisation des terrasses : autant de stratégies qui permettent de réduire significativement l'empreinte carbone de la tour. Nous avons également travaillé sur la **réversibilité des espaces**, en imaginant des plateaux modulables capables d'accueillir différents types de programmes au fil du temps. Cette flexibilité programmatique est une forme de durabilité à long terme, elle permet au bâtiment de s'adapter aux évolutions des usages, des modes de vie, des besoins économiques et sociaux.
Le rez-de-chaussée a fait l'objet d'une attention particulière. Nous avons cherché à ouvrir la tour sur l'espace public, à créer des **porosités visuelles et physiques** entre l'intérieur et l'extérieur. Le restaurant et les espaces d'accueil sont conçus comme des lieux de transition, des seuils accueillants qui invitent à entrer, à traverser, à s'arrêter. L'idée est de faire de la tour non pas un objet fermé sur lui-même, mais un lieu de passage, un **nœud urbain** qui participe à la vie du quartier. Les abords immédiats ont été repensés pour améliorer les circulations piétonnes, créer des espaces de repos, planter des arbres. Nous avons voulu que la Tour Grand Angle ne soit pas seulement un objet vertical, mais qu'elle contribue à la qualité de l'espace public qui l'entoure.
En travaillant sur ce projet, nous avons été frappés par la capacité des bâtiments à renaître, à se réinventer. La Tour Grand Angle illustre cette **vie infinie** des architectures, leur aptitude à traverser les époques, à absorber les transformations urbaines, à porter de nouvelles fonctions. Notre intervention ne prétend pas figer définitivement l'identité de cette tour, mais lui offrir une nouvelle **respiration**, un nouveau souffle capable de l'inscrire pleinement dans le présent et l'avenir d'Aubervilliers. Elle devient ainsi un manifeste pour une architecture de la transformation, attentive aux héritages, engagée dans la transition écologique, généreuse dans ses usages, et résolument ancrée dans son territoire.
- Lieu
- Aubervilliers, France
- Nature
- Logements
- Surface
- 41 787 m²
- Budget
- Confidentiel
- Concours
- 2021
- MOA
- Confidentiel