QUARTIER CHARENTON
Le projet va s’insérer dans la nouvelle skyline du Grand Paris permettant ainsi d’identifier le site dans la métropole. Les tours, quant à elles, deviendront l’étendard de la ville de Charenton. Nous avons volontairement choisi de conserver des éléments existants sur le site aujourd’hui, considérés par la population comme des points d’ancrage forts à l’instar du centre commercial situé à Bercy 2.
# L'Arbre de Vie
À Créteil, notre projet s'inscrit dans un moment particulier de la fabrique du Grand Paris, celui où les villes de la première couronne cherchent à affirmer leur identité au-delà de leur seule fonction résidentielle. L'Arbre de Vie naît de cette ambition : ne pas simplement construire une tour de plus, mais façonner un **morceau de ville vertical** capable de rayonner à l'échelle du territoire de Grand Paris Sud Est Avenir. Nous avons conçu ce projet comme un signal architectural fort, une **architecture-signal** qui assume sa verticalité tout en nouant un dialogue attentif avec le sol, les usages du quotidien et les habitants qui le traverseront.
Le site cristolien présente cette particularité des centralités de banlieue : un tissu urbain fragmenté, des infrastructures héritées, un centre commercial existant qui structure déjà les flux sans pour autant générer de vraie urbanité. Notre parti architectural repose sur l'idée d'une **tour hybride** qui ne se contente pas de juxtaposer des programmes, mais qui les tisse ensemble pour créer des synergies inattendues. L'enjeu n'est pas tant la hauteur (qui fera de l'Arbre de Vie l'une des plus hautes tours végétalisées d'Europe) que la manière dont cette verticalité devient un outil pour **densifier les rencontres**, multiplier les occasions de croiser l'autre, de partager un temps commun.
Nous avons pensé le **socle** comme une véritable plateforme urbaine, un espace de transition entre la ville basse et la tour. Ce socle n'est pas un simple piédestal : il abrite des commerces, un food court en lien direct avec l'agriculture urbaine développée en toiture et sur les terrasses intermédiaires, des amphithéâtres et salles de cours qui ouvrent le projet sur la formation, l'échange de savoirs. Le Cluster Sport-Santé que nous intégrons au programme vient compléter cette logique de **bien-être global**, où l'architecture n'est plus seulement un contenant mais un support actif pour les pratiques corporelles, sociales, alimentaires. Le socle entre en **résonance** avec l'espace public environnant, il se déplie, s'ouvre, invite à la promenade et au séjour. Nous refusons le geste monumental qui se referme sur lui-même. Au contraire, chaque seuil, chaque interface est conçu pour être poreux, pour que les riverains proches ou lointains puissent s'approprier le projet, en faire un lieu de passage ou de destination.
La tour elle-même accueille des bureaux, des logements, une résidence étudiante, un hôtel. Cette **mixité programmatique** n'est pas un simple affichage : elle est le moteur d'une vie continue, d'un bâtiment qui ne connaît pas de temps mort, qui vibre à toute heure du jour et de la nuit. Les étudiants croisent les travailleurs, les habitants des logements partagent les espaces communs avec les clients de l'hôtel, le food court devient un lieu de rendez-vous pour tous. Nous cherchons à créer un **écosystème social** où les générations et les usages se frottent, s'enrichissent mutuellement. L'architecture devient le cadre de ces rencontres, elle les facilite par des espaces intermédiaires, des terrasses partagées, des coursives qui ne sont pas de simples circulations mais des lieux de vie à part entière.
La dimension **végétale** du projet n'est pas un habillage, une image de façade. Nous avons développé une véritable stratégie de végétalisation en trois dimensions, depuis le sol jusqu'au sommet. Les terrasses cultivées accueillent une agriculture urbaine productive qui alimente directement le food court, créant ainsi un **circuit court vertical**. Les façades intègrent des plantes grimpantes, des arbustes en balconnières structurelles, des systèmes de support qui permettent à la végétation de se développer en hauteur sans renoncer à la diversité des espèces. Ce couvert végétal joue un rôle climatique essentiel : il tempère les façades, capte les particules fines, offre des refuges pour la biodiversité urbaine. L'Arbre de Vie porte bien son nom, il se conçoit comme un **organisme vivant** qui respire, grandit, évolue avec les saisons.
Notre démarche environnementale dépasse la seule question de la végétalisation. Nous avons travaillé sur la compacité du volume pour limiter les déperditions énergétiques, sur l'orientation des façades pour optimiser les apports solaires en hiver et limiter les surchauffes en été, sur la récupération des eaux pluviales pour l'arrosage des espaces cultivés. Les matériaux de structure (béton bas carbone, bois pour certaines trames secondaires) et d'enveloppe (isolation biosourcée, vitrages à haute performance) ont été choisis pour leur **impact carbone réduit** et leur capacité à créer une ambiance intérieure confortable sans recours systématique à la climatisation. Le toit de la tour, accessible à tous, accueille un restaurant panoramique qui devient un lieu de contemplation du territoire, un belvédère sur le Grand Paris en train de se faire.
Ce projet affirme que l'architecture peut et doit **rendre des services** à différentes échelles. À l'échelle de l'usager, elle offre des espaces de qualité, lumineux, généreux, ouverts sur l'extérieur. À l'échelle du site, elle restructure un fragment urbain, elle crée une polarité manquante, elle donne une épaisseur à un centre commercial qui n'était qu'une machine à consommer. À l'échelle du territoire francilien, elle contribue au rééquilibrage Est-Ouest, elle participe au rayonnement de Créteil, elle prouve qu'une ville de première couronne peut porter des ambitions architecturales et urbaines à la hauteur de celles de Paris intra-muros.
Nous concevons l'Arbre de Vie comme une **nouvelle pièce urbaine**, paysagère et architecturale, un objet hybride qui refuse les catégories simples. Il n'est ni uniquement une tour de bureaux, ni un immeuble de logements, ni un équipement public, mais tout cela à la fois, dans un assemblage qui fait système. Cette complexité programmatique et architecturale est notre réponse à la complexité de la ville contemporaine, à la nécessité de créer des lieux **intergénérationnels**, **multifonctionnels**, **évolutifs**. L'Arbre de Vie sera un projet marqué du sceau de l'altérité, un bâtiment qui ne se contente pas de servir ses usagers directs mais qui s'ouvre généreusement à tous ceux qui le traversent, le regardent, le pratiquent, en prennent soin. Car un projet d'architecture ne peut plus se refermer sur lui-même : il doit participer à la construction d'un bien commun, d'un espace partagé où chacun trouve sa place.
À Créteil, notre projet s'inscrit dans un moment particulier de la fabrique du Grand Paris, celui où les villes de la première couronne cherchent à affirmer leur identité au-delà de leur seule fonction résidentielle. L'Arbre de Vie naît de cette ambition : ne pas simplement construire une tour de plus, mais façonner un **morceau de ville vertical** capable de rayonner à l'échelle du territoire de Grand Paris Sud Est Avenir. Nous avons conçu ce projet comme un signal architectural fort, une **architecture-signal** qui assume sa verticalité tout en nouant un dialogue attentif avec le sol, les usages du quotidien et les habitants qui le traverseront.
Le site cristolien présente cette particularité des centralités de banlieue : un tissu urbain fragmenté, des infrastructures héritées, un centre commercial existant qui structure déjà les flux sans pour autant générer de vraie urbanité. Notre parti architectural repose sur l'idée d'une **tour hybride** qui ne se contente pas de juxtaposer des programmes, mais qui les tisse ensemble pour créer des synergies inattendues. L'enjeu n'est pas tant la hauteur (qui fera de l'Arbre de Vie l'une des plus hautes tours végétalisées d'Europe) que la manière dont cette verticalité devient un outil pour **densifier les rencontres**, multiplier les occasions de croiser l'autre, de partager un temps commun.
Nous avons pensé le **socle** comme une véritable plateforme urbaine, un espace de transition entre la ville basse et la tour. Ce socle n'est pas un simple piédestal : il abrite des commerces, un food court en lien direct avec l'agriculture urbaine développée en toiture et sur les terrasses intermédiaires, des amphithéâtres et salles de cours qui ouvrent le projet sur la formation, l'échange de savoirs. Le Cluster Sport-Santé que nous intégrons au programme vient compléter cette logique de **bien-être global**, où l'architecture n'est plus seulement un contenant mais un support actif pour les pratiques corporelles, sociales, alimentaires. Le socle entre en **résonance** avec l'espace public environnant, il se déplie, s'ouvre, invite à la promenade et au séjour. Nous refusons le geste monumental qui se referme sur lui-même. Au contraire, chaque seuil, chaque interface est conçu pour être poreux, pour que les riverains proches ou lointains puissent s'approprier le projet, en faire un lieu de passage ou de destination.
La tour elle-même accueille des bureaux, des logements, une résidence étudiante, un hôtel. Cette **mixité programmatique** n'est pas un simple affichage : elle est le moteur d'une vie continue, d'un bâtiment qui ne connaît pas de temps mort, qui vibre à toute heure du jour et de la nuit. Les étudiants croisent les travailleurs, les habitants des logements partagent les espaces communs avec les clients de l'hôtel, le food court devient un lieu de rendez-vous pour tous. Nous cherchons à créer un **écosystème social** où les générations et les usages se frottent, s'enrichissent mutuellement. L'architecture devient le cadre de ces rencontres, elle les facilite par des espaces intermédiaires, des terrasses partagées, des coursives qui ne sont pas de simples circulations mais des lieux de vie à part entière.
La dimension **végétale** du projet n'est pas un habillage, une image de façade. Nous avons développé une véritable stratégie de végétalisation en trois dimensions, depuis le sol jusqu'au sommet. Les terrasses cultivées accueillent une agriculture urbaine productive qui alimente directement le food court, créant ainsi un **circuit court vertical**. Les façades intègrent des plantes grimpantes, des arbustes en balconnières structurelles, des systèmes de support qui permettent à la végétation de se développer en hauteur sans renoncer à la diversité des espèces. Ce couvert végétal joue un rôle climatique essentiel : il tempère les façades, capte les particules fines, offre des refuges pour la biodiversité urbaine. L'Arbre de Vie porte bien son nom, il se conçoit comme un **organisme vivant** qui respire, grandit, évolue avec les saisons.
Notre démarche environnementale dépasse la seule question de la végétalisation. Nous avons travaillé sur la compacité du volume pour limiter les déperditions énergétiques, sur l'orientation des façades pour optimiser les apports solaires en hiver et limiter les surchauffes en été, sur la récupération des eaux pluviales pour l'arrosage des espaces cultivés. Les matériaux de structure (béton bas carbone, bois pour certaines trames secondaires) et d'enveloppe (isolation biosourcée, vitrages à haute performance) ont été choisis pour leur **impact carbone réduit** et leur capacité à créer une ambiance intérieure confortable sans recours systématique à la climatisation. Le toit de la tour, accessible à tous, accueille un restaurant panoramique qui devient un lieu de contemplation du territoire, un belvédère sur le Grand Paris en train de se faire.
Ce projet affirme que l'architecture peut et doit **rendre des services** à différentes échelles. À l'échelle de l'usager, elle offre des espaces de qualité, lumineux, généreux, ouverts sur l'extérieur. À l'échelle du site, elle restructure un fragment urbain, elle crée une polarité manquante, elle donne une épaisseur à un centre commercial qui n'était qu'une machine à consommer. À l'échelle du territoire francilien, elle contribue au rééquilibrage Est-Ouest, elle participe au rayonnement de Créteil, elle prouve qu'une ville de première couronne peut porter des ambitions architecturales et urbaines à la hauteur de celles de Paris intra-muros.
Nous concevons l'Arbre de Vie comme une **nouvelle pièce urbaine**, paysagère et architecturale, un objet hybride qui refuse les catégories simples. Il n'est ni uniquement une tour de bureaux, ni un immeuble de logements, ni un équipement public, mais tout cela à la fois, dans un assemblage qui fait système. Cette complexité programmatique et architecturale est notre réponse à la complexité de la ville contemporaine, à la nécessité de créer des lieux **intergénérationnels**, **multifonctionnels**, **évolutifs**. L'Arbre de Vie sera un projet marqué du sceau de l'altérité, un bâtiment qui ne se contente pas de servir ses usagers directs mais qui s'ouvre généreusement à tous ceux qui le traversent, le regardent, le pratiquent, en prennent soin. Car un projet d'architecture ne peut plus se refermer sur lui-même : il doit participer à la construction d'un bien commun, d'un espace partagé où chacun trouve sa place.
- Lieu
- Charenton, France
- Nature
- Mixte
- Surface
- 300 000 m²
- Budget
- Confidentiel
- Concours
- 2017
- MOA
- Aténor
- Co-architectes
- A2M Bruxelles + EAI