Nice 3.2
Notre projet pour l’îlot 3.2 renforce à la fois l’identité ni-çoise tout en s’imprégnant de son atmosphère. L’ancrage du projet est aff��rant à sa topographie naturelle, multipliant les accès intérieurs et extérieurs et rendant son socle très fluide. Cette liberté d’accès renforce la qualité des différents usages et permet à chacun une grande appropriation de l’îlot. Ce dernier devient ouvert et s’enrichit de la vie de quartier.
Nous avons abordé l'îlot 3.2 à Nice comme une opportunité de réinventer la densité méditerranéenne, en dépassant l'opposition binaire entre ville et nature. Le site, inscrit dans un territoire métropolitain en mutation, nous invitait à penser l'architecture non comme un objet fini mais comme un support de vie, un sol habité qui prolonge la topographie naturelle de la ville. Cette logique d'**ancrage topographique** guide l'ensemble du projet : plutôt que de poser un édifice sur un sol neutre, nous avons cherché à multiplier les niveaux d'accès, à créer des continuités entre intérieur et extérieur, à rendre le socle fluide et perméable.
Le programme initial, riche et complexe (logements, commerces, bureaux, résidence étudiante, école de gastronomie, espaces sportifs, hub de mobilité), aurait pu conduire à une juxtaposition fonctionnelle classique. Nous avons au contraire cherché à **articuler ces usages** pour qu'ils s'enrichissent mutuellement, créant ainsi une centralité urbaine active jour et nuit. L'école de gastronomie dialogue avec les restaurants ouverts sur la rue, les espaces de coworking côtoient les logements, les installations sportives prolongent les jardins partagés. Cette diversité programmatique crée une mixité temporelle : les étudiants animent le quartier en journée, les habitants investissent les espaces communs en soirée, les commerces de proximité maintiennent une présence continue. L'îlot devient ainsi un fragment de ville véritable, loin des monofonctions qui créent des quartiers morts à certaines heures.
Notre parti architectural repose sur une **stratification verticale des usages et des paysages**. Le socle accueille les fonctions publiques et semi-publiques (commerces, école, hub mobilité), créant une interface généreuse avec l'espace urbain. Les étages intermédiaires abritent les bureaux et la résidence étudiante, bénéficiant de l'animation du rez-de-chaussée tout en conservant une certaine autonomie. Les logements occupent les niveaux supérieurs, où ils peuvent profiter pleinement des vues sur le grand paysage niçois : les montagnes de l'arrière-pays, l'horizon méditerranéen, la mer. Mais c'est surtout la toiture qui constitue le geste architectural le plus singulier du projet. Nous l'avons conçue comme un **cinquième sol**, un territoire habité à part entière, accessible à tous les résidents et usagers de l'îlot.
Cette toiture jardinée ne relève pas d'un simple geste écologique décoratif. Elle s'inscrit dans une tradition méditerranéenne du toit-terrasse comme lieu de vie, de fraîcheur, d'observation du territoire. Nous y avons implanté des jardins potagers partagés, des espaces de détente ombragés, des belvédères orientés vers les points de vue remarquables, des installations légères permettant des activités collectives (yoga, cinéma en plein air, repas de quartier). Ce niveau supplémentaire devient un **territoire d'exploration et de partage**, où les habitants se rencontrent hors du cadre privé de leur logement, où les étudiants trouvent un espace d'étude en extérieur, où les visiteurs découvrent une perspective inédite sur Nice. Cette démarche prolonge notre réflexion sur l'**intensification douce** de la ville : densifier sans comprimer, habiter verticalement sans renoncer au sol.
La matérialité du projet s'inspire directement du **biotope local niçois**. Nous avons privilégié des teintes claires, des textures minérales rappelant les façades historiques de la ville (enduits lisses, bétons blancs, pierre reconstituée), tout en introduisant une végétation méditerranéenne résistante (oliviers, lavandes, graminées, agrumes). Les logements bénéficient de **terrasses généreuses** et multi-orientées, véritables prolongements extérieurs des espaces intérieurs, permettant une ventilation naturelle traversante. Ce dispositif s'inscrit dans le modèle traditionnel de l'habitat niçois, économe en énergie, tirant parti du climat pour réduire les besoins en climatisation. Les espaces communs (circulations, halls, coursives) sont traités comme des **espaces de transition climatique**, semi-ouverts, ventilés naturellement, participant à la régulation thermique de l'ensemble.
Notre **démarche environnementale** ne s'est pas limitée à l'application de normes : elle structure le projet en profondeur. La compacité relative des volumes, la mutualisation des espaces, la végétalisation extensive (toiture, terrasses étagées, patios intérieurs), le choix de matériaux biosourcés ou géosourcés en complément des systèmes constructifs traditionnels, la récupération des eaux pluviales pour l'arrosage, la maximisation de la lumière naturelle dans les circulations communes, tout concourt à réduire l'empreinte écologique de l'opération. La biodiversité est augmentée par la création de milieux variés : sols perméables, strates végétales multiples, refuges pour la faune urbaine. L'îlot devient ainsi un **fragment de nature urbaine productive**, non un simple décor vert.
Le projet pour Nice 3.2 n'a pas été retenu, mais il témoigne de notre conviction qu'il est possible de construire dense, mixte, économe et désirable. Il incarne une certaine idée de la ville méditerranéenne contemporaine : ouverte, partagée, climatiquement intelligente, généreuse en espaces extérieurs, attentive au grand paysage. Une architecture qui dialogue avec son contexte sans nostalgie, qui recompose l'ADN niçois (lumière, porosité, rapport au ciel et à la mer) dans un vocabulaire contemporain. Un lieu où vivre ne se réduit pas à habiter quatre murs, mais où chaque résident dispose d'une multiplicité d'espaces, de seuils, de paysages, contribuant à faire de l'îlot non un ensemble clos mais un véritable **quartier métropolitain**, irrigué par la vie collective.
Le programme initial, riche et complexe (logements, commerces, bureaux, résidence étudiante, école de gastronomie, espaces sportifs, hub de mobilité), aurait pu conduire à une juxtaposition fonctionnelle classique. Nous avons au contraire cherché à **articuler ces usages** pour qu'ils s'enrichissent mutuellement, créant ainsi une centralité urbaine active jour et nuit. L'école de gastronomie dialogue avec les restaurants ouverts sur la rue, les espaces de coworking côtoient les logements, les installations sportives prolongent les jardins partagés. Cette diversité programmatique crée une mixité temporelle : les étudiants animent le quartier en journée, les habitants investissent les espaces communs en soirée, les commerces de proximité maintiennent une présence continue. L'îlot devient ainsi un fragment de ville véritable, loin des monofonctions qui créent des quartiers morts à certaines heures.
Notre parti architectural repose sur une **stratification verticale des usages et des paysages**. Le socle accueille les fonctions publiques et semi-publiques (commerces, école, hub mobilité), créant une interface généreuse avec l'espace urbain. Les étages intermédiaires abritent les bureaux et la résidence étudiante, bénéficiant de l'animation du rez-de-chaussée tout en conservant une certaine autonomie. Les logements occupent les niveaux supérieurs, où ils peuvent profiter pleinement des vues sur le grand paysage niçois : les montagnes de l'arrière-pays, l'horizon méditerranéen, la mer. Mais c'est surtout la toiture qui constitue le geste architectural le plus singulier du projet. Nous l'avons conçue comme un **cinquième sol**, un territoire habité à part entière, accessible à tous les résidents et usagers de l'îlot.
Cette toiture jardinée ne relève pas d'un simple geste écologique décoratif. Elle s'inscrit dans une tradition méditerranéenne du toit-terrasse comme lieu de vie, de fraîcheur, d'observation du territoire. Nous y avons implanté des jardins potagers partagés, des espaces de détente ombragés, des belvédères orientés vers les points de vue remarquables, des installations légères permettant des activités collectives (yoga, cinéma en plein air, repas de quartier). Ce niveau supplémentaire devient un **territoire d'exploration et de partage**, où les habitants se rencontrent hors du cadre privé de leur logement, où les étudiants trouvent un espace d'étude en extérieur, où les visiteurs découvrent une perspective inédite sur Nice. Cette démarche prolonge notre réflexion sur l'**intensification douce** de la ville : densifier sans comprimer, habiter verticalement sans renoncer au sol.
La matérialité du projet s'inspire directement du **biotope local niçois**. Nous avons privilégié des teintes claires, des textures minérales rappelant les façades historiques de la ville (enduits lisses, bétons blancs, pierre reconstituée), tout en introduisant une végétation méditerranéenne résistante (oliviers, lavandes, graminées, agrumes). Les logements bénéficient de **terrasses généreuses** et multi-orientées, véritables prolongements extérieurs des espaces intérieurs, permettant une ventilation naturelle traversante. Ce dispositif s'inscrit dans le modèle traditionnel de l'habitat niçois, économe en énergie, tirant parti du climat pour réduire les besoins en climatisation. Les espaces communs (circulations, halls, coursives) sont traités comme des **espaces de transition climatique**, semi-ouverts, ventilés naturellement, participant à la régulation thermique de l'ensemble.
Notre **démarche environnementale** ne s'est pas limitée à l'application de normes : elle structure le projet en profondeur. La compacité relative des volumes, la mutualisation des espaces, la végétalisation extensive (toiture, terrasses étagées, patios intérieurs), le choix de matériaux biosourcés ou géosourcés en complément des systèmes constructifs traditionnels, la récupération des eaux pluviales pour l'arrosage, la maximisation de la lumière naturelle dans les circulations communes, tout concourt à réduire l'empreinte écologique de l'opération. La biodiversité est augmentée par la création de milieux variés : sols perméables, strates végétales multiples, refuges pour la faune urbaine. L'îlot devient ainsi un **fragment de nature urbaine productive**, non un simple décor vert.
Le projet pour Nice 3.2 n'a pas été retenu, mais il témoigne de notre conviction qu'il est possible de construire dense, mixte, économe et désirable. Il incarne une certaine idée de la ville méditerranéenne contemporaine : ouverte, partagée, climatiquement intelligente, généreuse en espaces extérieurs, attentive au grand paysage. Une architecture qui dialogue avec son contexte sans nostalgie, qui recompose l'ADN niçois (lumière, porosité, rapport au ciel et à la mer) dans un vocabulaire contemporain. Un lieu où vivre ne se réduit pas à habiter quatre murs, mais où chaque résident dispose d'une multiplicité d'espaces, de seuils, de paysages, contribuant à faire de l'îlot non un ensemble clos mais un véritable **quartier métropolitain**, irrigué par la vie collective.
- Lieu
- Nice, France
- Nature
- Logements
- Surface
- 17 600 m²
- Concours
- 2021
- MOA
- Icade Promotion, Axis