Montigny-lès-Cormeilles
Ensemble de logements à Montigny-lès-Cormeilles, plan masse ouvert, folies de jardin, lobby lumineux et axonométries habitées.
# Montigny-lès-Cormeilles
À Montigny-lès-Cormeilles, en bordure de la métropole parisienne, nous avons dessiné un ensemble résidentiel qui interroge la **porosité entre l'habiter et le jardiner**. Le site, inséré dans un tissu pavillonnaire classique, appelait un geste urbain capable de renouer avec la générosité des espaces extérieurs sans reproduire la logique introvertie des grands ensembles. Nous voulions inventer une forme d'**intensité douce**, où la densité ne se lirait pas comme une contrainte mais comme une opportunité de créer des lieux multiples, des seuils, des respirations.
Le plan masse propose une organisation ouverte, centrée sur un **cœur d'îlot planté** qui devient le véritable poumon du projet. Plutôt que de refermer la parcelle sur elle-même, nous avons multiplié les porosités visuelles et physiques, des percées qui permettent aux habitants de percevoir le jardin dès l'entrée, avant même d'avoir franchi le lobby. Cette stratégie de transparence transforme l'espace collectif en un bien commun véritablement partagé, un horizon quotidien plutôt qu'un simple résidu foncier.
L'un des partis architecturaux les plus singuliers réside dans l'introduction de **folies jardinières**, petits pavillons disséminés dans les espaces extérieurs. Inspirées des fabriques de jardin du XVIIIe siècle, ces structures légères servent de points de rencontre informels, de lieux de lecture, de jeu, ou simplement de contemplation. Certaines accueillent des assises, d'autres des plantations grimpantes, d'autres encore restent volontairement indéterminées pour que les habitants s'en saisissent. Nous cherchions à créer des **micro-événements spatiaux**, des moments d'arrêt, des refuges à échelle domestique qui rompent avec la vastitude parfois intimidante des jardins collectifs. Ces folies participent d'une ambition plus large : redonner une épaisseur narrative aux espaces extérieurs, les ancrer dans une mémoire architecturale tout en les ouvrant à l'appropriation contemporaine.
Le **lobby d'entrée**, largement vitré, ne se conçoit pas comme un simple espace de transition. Il devient une pièce habitée, un lieu qualitatif où la lumière traverse, où les regards se croisent, où l'on peut s'attarder. Les grandes baies vitrées côté jardin créent une continuité visuelle entre l'espace public de la rue et le cœur d'îlot, brouillant les frontières entre dedans et dehors. Nous avons soigné la matérialité de ce seuil : sol en pierre claire, mobilier intégré, végétation en pots qui prolonge le jardin jusqu'à l'intérieur. L'idée était d'instaurer un **rituel d'entrée**, un moment de décompression où l'on quitte la ville pour entrer chez soi, mais sans rupture brutale. Ce lobby n'est pas un sas, c'est un prolongement habitable de l'espace public.
Les **façades** jouent sur des rythmes de décalages et de retraits qui animent les perspectives urbaines et créent une variété d'expositions pour chaque logement. Nous avons évité l'alignement strict, préférant une composition en reliefs qui donne de la profondeur et multiplie les vues obliques. Ces retraits génèrent des terrasses filantes ou de généreuses loggias, autant de prolongements extérieurs des logements qui renforcent le sentiment d'**habiter un jardin vertical**. Les matériaux, sobres et pérennes, alternent enduits clairs et bardages bois, avec une attention particulière portée à la finesse des détails : garde-corps métalliques ajourés, menuiseries en retrait qui évitent l'effet de façade lisse, jeux d'ombres portées qui évoluent au fil de la journée.
La **démarche environnementale** structure le projet dès l'esquisse. Le cœur d'îlot planté, généreux en surface, favorise la gestion des eaux pluviales à ciel ouvert, avec des noues paysagères et des zones de rétention intégrées au dessin du jardin. Les essences plantées, choisies pour leur rusticité et leur capacité à créer de l'ombre, participent au confort d'été et à la biodiversité urbaine. Les façades, orientées pour optimiser les apports solaires passifs en hiver, intègrent des protections solaires (casquettes, retraits, végétation grimpante sur les folies) qui limitent la surchauffe estivale. Nous avons également travaillé sur la **compacité des volumes**, réduisant les déperditions thermiques tout en maximisant la surface habitable. Les logements traversants, majoritaires dans le programme, assurent une ventilation naturelle efficace et limitent le recours à la climatisation. Enfin, les matériaux biosourcés (bois, terre crue pour certaines cloisons intérieures) et les isolants à faible empreinte carbone traduisent notre volonté de réduire l'impact environnemental global.
Côté **usage**, nous avons imaginé des logements capables d'évoluer avec la vie de leurs habitants. Les plans sont pensés pour une certaine neutralité, des espaces généreux et lumineux qui peuvent accueillir différentes configurations familiales ou modes d'habiter. Les prolongements extérieurs (terrasses, loggias) sont dimensionnés pour devenir de véritables pièces à vivre six mois de l'année, brouillant la limite entre surface intérieure et extérieure. Le cœur d'îlot, avec ses folies, ses cheminements, ses zones d'ombre et de soleil, se veut un terrain de jeu autant pour les enfants que pour les adultes, un lieu où l'on se croise, où l'on se reconnaît, où se tisse peu à peu une communauté d'habitants.
Ce projet pour Montigny-lès-Cormeilles est une tentative de réconcilier **densité et intimité**, de montrer qu'un ensemble de logements peut être à la fois généreux, ouvert, et profondément habité. Les folies jardinières, le lobby traversant, les retraits de façades ne sont pas des éléments décoratifs : ce sont les outils d'une architecture qui cherche à créer des lieux, à inventer des rituels, à offrir aux habitants des espaces de respiration et de rencontre dans la ville dense. Nous pensons qu'habiter, c'est aussi jardiner, contempler, se retrouver, et que l'architecture doit rendre cela possible, avec simplicité et évidence.
À Montigny-lès-Cormeilles, en bordure de la métropole parisienne, nous avons dessiné un ensemble résidentiel qui interroge la **porosité entre l'habiter et le jardiner**. Le site, inséré dans un tissu pavillonnaire classique, appelait un geste urbain capable de renouer avec la générosité des espaces extérieurs sans reproduire la logique introvertie des grands ensembles. Nous voulions inventer une forme d'**intensité douce**, où la densité ne se lirait pas comme une contrainte mais comme une opportunité de créer des lieux multiples, des seuils, des respirations.
Le plan masse propose une organisation ouverte, centrée sur un **cœur d'îlot planté** qui devient le véritable poumon du projet. Plutôt que de refermer la parcelle sur elle-même, nous avons multiplié les porosités visuelles et physiques, des percées qui permettent aux habitants de percevoir le jardin dès l'entrée, avant même d'avoir franchi le lobby. Cette stratégie de transparence transforme l'espace collectif en un bien commun véritablement partagé, un horizon quotidien plutôt qu'un simple résidu foncier.
L'un des partis architecturaux les plus singuliers réside dans l'introduction de **folies jardinières**, petits pavillons disséminés dans les espaces extérieurs. Inspirées des fabriques de jardin du XVIIIe siècle, ces structures légères servent de points de rencontre informels, de lieux de lecture, de jeu, ou simplement de contemplation. Certaines accueillent des assises, d'autres des plantations grimpantes, d'autres encore restent volontairement indéterminées pour que les habitants s'en saisissent. Nous cherchions à créer des **micro-événements spatiaux**, des moments d'arrêt, des refuges à échelle domestique qui rompent avec la vastitude parfois intimidante des jardins collectifs. Ces folies participent d'une ambition plus large : redonner une épaisseur narrative aux espaces extérieurs, les ancrer dans une mémoire architecturale tout en les ouvrant à l'appropriation contemporaine.
Le **lobby d'entrée**, largement vitré, ne se conçoit pas comme un simple espace de transition. Il devient une pièce habitée, un lieu qualitatif où la lumière traverse, où les regards se croisent, où l'on peut s'attarder. Les grandes baies vitrées côté jardin créent une continuité visuelle entre l'espace public de la rue et le cœur d'îlot, brouillant les frontières entre dedans et dehors. Nous avons soigné la matérialité de ce seuil : sol en pierre claire, mobilier intégré, végétation en pots qui prolonge le jardin jusqu'à l'intérieur. L'idée était d'instaurer un **rituel d'entrée**, un moment de décompression où l'on quitte la ville pour entrer chez soi, mais sans rupture brutale. Ce lobby n'est pas un sas, c'est un prolongement habitable de l'espace public.
Les **façades** jouent sur des rythmes de décalages et de retraits qui animent les perspectives urbaines et créent une variété d'expositions pour chaque logement. Nous avons évité l'alignement strict, préférant une composition en reliefs qui donne de la profondeur et multiplie les vues obliques. Ces retraits génèrent des terrasses filantes ou de généreuses loggias, autant de prolongements extérieurs des logements qui renforcent le sentiment d'**habiter un jardin vertical**. Les matériaux, sobres et pérennes, alternent enduits clairs et bardages bois, avec une attention particulière portée à la finesse des détails : garde-corps métalliques ajourés, menuiseries en retrait qui évitent l'effet de façade lisse, jeux d'ombres portées qui évoluent au fil de la journée.
La **démarche environnementale** structure le projet dès l'esquisse. Le cœur d'îlot planté, généreux en surface, favorise la gestion des eaux pluviales à ciel ouvert, avec des noues paysagères et des zones de rétention intégrées au dessin du jardin. Les essences plantées, choisies pour leur rusticité et leur capacité à créer de l'ombre, participent au confort d'été et à la biodiversité urbaine. Les façades, orientées pour optimiser les apports solaires passifs en hiver, intègrent des protections solaires (casquettes, retraits, végétation grimpante sur les folies) qui limitent la surchauffe estivale. Nous avons également travaillé sur la **compacité des volumes**, réduisant les déperditions thermiques tout en maximisant la surface habitable. Les logements traversants, majoritaires dans le programme, assurent une ventilation naturelle efficace et limitent le recours à la climatisation. Enfin, les matériaux biosourcés (bois, terre crue pour certaines cloisons intérieures) et les isolants à faible empreinte carbone traduisent notre volonté de réduire l'impact environnemental global.
Côté **usage**, nous avons imaginé des logements capables d'évoluer avec la vie de leurs habitants. Les plans sont pensés pour une certaine neutralité, des espaces généreux et lumineux qui peuvent accueillir différentes configurations familiales ou modes d'habiter. Les prolongements extérieurs (terrasses, loggias) sont dimensionnés pour devenir de véritables pièces à vivre six mois de l'année, brouillant la limite entre surface intérieure et extérieure. Le cœur d'îlot, avec ses folies, ses cheminements, ses zones d'ombre et de soleil, se veut un terrain de jeu autant pour les enfants que pour les adultes, un lieu où l'on se croise, où l'on se reconnaît, où se tisse peu à peu une communauté d'habitants.
Ce projet pour Montigny-lès-Cormeilles est une tentative de réconcilier **densité et intimité**, de montrer qu'un ensemble de logements peut être à la fois généreux, ouvert, et profondément habité. Les folies jardinières, le lobby traversant, les retraits de façades ne sont pas des éléments décoratifs : ce sont les outils d'une architecture qui cherche à créer des lieux, à inventer des rituels, à offrir aux habitants des espaces de respiration et de rencontre dans la ville dense. Nous pensons qu'habiter, c'est aussi jardiner, contempler, se retrouver, et que l'architecture doit rendre cela possible, avec simplicité et évidence.
- Lieu
- Montigny-lès-Cormeilles, France
- Nature
- Logements
- Surface
- Confidentiel
- Budget
- Confidentiel
- Concours
- 2023
- MOA
- Confidentiel