Le Cristal
Le Cristal est une pièce urbaine mais aussi une « pièce paysage », héritière d’une histoire qui remonte aux anciens paysages de Nanterre. Réinterprétant l’échelle des immeubles d’aujourd’hui, elle propose de nouvelles sensations de nature sous ce climat, qui préservera la biodiversité des milieux naturels de la ville de Nanterre.
**Le Cristal** émerge dans le tissu nanterrien comme une réponse urbaine et paysagère à la fois, héritière d'une stratification historique que nous avons cherché à prolonger plutôt qu'à effacer. Nous avons abordé ce projet pour Bouygues Immobilier entre 2015 et 2020 avec la conviction que la tour ne doit plus s'imposer comme un objet autonome, mais s'inscrire dans une **continuité territoriale** où architecture et nature se nourrissent mutuellement. Nanterre, ville en perpétuelle métamorphose, accueille depuis plusieurs décennies des interventions architecturales qui cherchent à réconcilier densité et qualité de vie. Notre intention était de contribuer à cette histoire en proposant une pièce urbaine qui ne soit pas seulement bâtie, mais aussi plantée, respirée, habitée par le vivant.
Le programme réunit **6 900 mètres carrés** répartis sur trois émergences : une tour résidentielle de douze étages, une seconde de neuf, une troisième de sept, toutes posées sur un socle commercial continu qui dialogue avec l'Allée de Corse et le forum central du nouveau quartier « Nanterre, Cœur de Quartier ». Ce socle n'est pas un simple rez-de-chaussée fonctionnel : il structure l'espace public, accueille cafés et boutiques, orchestre les flux piétonniers, et surtout articule la transition entre la rue et les logements en surplomb. Nous avons voulu que cette assise soit poreuse, accueillante, qu'elle permette une **perméabilité urbaine** réelle entre les différentes séquences du quartier.
La tour principale, celle qui culmine à douze niveaux, porte en elle l'idée du **cristal** : non pas comme métaphore décorative, mais comme principe générateur. Nous avons travaillé la volumétrie par **fragmentation et facettement**, cassant les angles, sciant les arêtes pour que la lumière ne glisse pas uniformément sur les façades mais s'y brise, s'y réfléchisse, s'y démultiplie. La proue transparente qui marque le sommet capte les rayons solaires selon les heures et les saisons, transformant le bâtiment en dispositif lumineux actif. Cette recherche formelle n'est pas gratuite : elle répond à une volonté d'inscrire le projet dans un **dialogue avec le ciel**, de faire en sorte que l'édifice change d'apparence selon l'angle de vue, selon la météorologie, selon la course du soleil. Le cristal est matière et métaphore à la fois, il évoque la préciosité, la rareté, la transformation de l'ordinaire en singulier.
Mais nous ne concevons pas la tour comme un monolithe isolé. C'est pourquoi nous avons conçu une **cascade de terrasses plantées** qui relient la tour à l'Allée de Corse. Ces terrasses ne sont pas de simples balcons : elles sont des **strates paysagères habitées**, des jardins suspendus qui permettent à la nature de grimper le long du bâti, d'adoucir les angles, de tempérer les façades. Cette architecture du végétal répond à une exigence écologique mais aussi sensible : nous voulions que les habitants puissent vivre au contact d'une nature qui ne soit pas résiduelle, reléguée aux interstices, mais constitutive du projet lui-même. Les jardins en cascade créent une **promenade architecturale verticale**, une séquence d'espaces extérieurs intermédiaires entre la rue et le logement, entre le public et l'intime.
Sur le plan environnemental, cette profusion végétale n'est pas anodine. Elle participe à la **préservation de la biodiversité locale**, offre des refuges pour la faune urbaine, contribue à l'absorption des eaux pluviales, tempère les îlots de chaleur. Nous avons travaillé avec des paysagistes pour identifier des **essences locales** adaptées au climat francilien, capables de s'épanouir en terrasse, de résister aux vents d'altitude, de supporter les variations thermiques. La nature devient ici le contrepoint nécessaire à l'urbanisation, elle introduit la notion de **fugacité, de saisonnalité, de temps long** dans un environnement dominé par l'instantanéité et le minéral.
Le socle commercial, quant à lui, articule cette verticalité verte avec l'horizontalité de la rue. Les boutiques et cafés ouvrent directement sur le forum, créent des flux, des rencontres, des appropriations spontanées. Nous avons conçu une **continuité fluide** entre l'allée principale et le cœur du quartier, une promenade architecturale qui soit à la fois évidente et riche, lisible et surprenante. Le commerce ne vient pas en supplément du logement : il structure l'usage, il fait quartier, il génère une vie urbaine active et diversifiée.
Le Cristal s'inscrit dans l'ensemble plus vaste de « Nanterre, Cœur de Quartier », projet urbain ambitieux qui repense un territoire entier. Notre tour, point culminant de cette opération, assume une **fonction iconique** sans tomber dans la gesticulation formelle. Elle se veut repère dans le paysage urbain, signal d'un quartier en devenir, mais aussi témoignage d'une manière de construire la ville contemporaine : dense mais respirable, verticale mais végétalisée, technique mais sensible. Elle symbolise un **avenir durable** non pas comme slogan mais comme démarche concrète, incarnée dans la matérialité même du projet.
Pour nous, cette opération illustre une conviction profonde : l'architecture doit être à la fois **pièce urbaine et pièce paysage**, elle doit assumer sa condition construite tout en accueillant le vivant, elle doit structurer l'espace tout en laissant place à l'imprévu, au fugace, à la respiration. Le Cristal est une tour, certes, mais c'est aussi un jardin vertical, un lieu de vie traversé par les saisons, un fragment de ville qui cherche à réconcilier les habitants avec une forme de nature domestiquée mais vibrante, cultivée mais sincère. C'est cette tension entre minéral et végétal, entre densité et porosité, entre forme et lumière, qui fait pour nous l'architecture aujourd'hui.
Le programme réunit **6 900 mètres carrés** répartis sur trois émergences : une tour résidentielle de douze étages, une seconde de neuf, une troisième de sept, toutes posées sur un socle commercial continu qui dialogue avec l'Allée de Corse et le forum central du nouveau quartier « Nanterre, Cœur de Quartier ». Ce socle n'est pas un simple rez-de-chaussée fonctionnel : il structure l'espace public, accueille cafés et boutiques, orchestre les flux piétonniers, et surtout articule la transition entre la rue et les logements en surplomb. Nous avons voulu que cette assise soit poreuse, accueillante, qu'elle permette une **perméabilité urbaine** réelle entre les différentes séquences du quartier.
La tour principale, celle qui culmine à douze niveaux, porte en elle l'idée du **cristal** : non pas comme métaphore décorative, mais comme principe générateur. Nous avons travaillé la volumétrie par **fragmentation et facettement**, cassant les angles, sciant les arêtes pour que la lumière ne glisse pas uniformément sur les façades mais s'y brise, s'y réfléchisse, s'y démultiplie. La proue transparente qui marque le sommet capte les rayons solaires selon les heures et les saisons, transformant le bâtiment en dispositif lumineux actif. Cette recherche formelle n'est pas gratuite : elle répond à une volonté d'inscrire le projet dans un **dialogue avec le ciel**, de faire en sorte que l'édifice change d'apparence selon l'angle de vue, selon la météorologie, selon la course du soleil. Le cristal est matière et métaphore à la fois, il évoque la préciosité, la rareté, la transformation de l'ordinaire en singulier.
Mais nous ne concevons pas la tour comme un monolithe isolé. C'est pourquoi nous avons conçu une **cascade de terrasses plantées** qui relient la tour à l'Allée de Corse. Ces terrasses ne sont pas de simples balcons : elles sont des **strates paysagères habitées**, des jardins suspendus qui permettent à la nature de grimper le long du bâti, d'adoucir les angles, de tempérer les façades. Cette architecture du végétal répond à une exigence écologique mais aussi sensible : nous voulions que les habitants puissent vivre au contact d'une nature qui ne soit pas résiduelle, reléguée aux interstices, mais constitutive du projet lui-même. Les jardins en cascade créent une **promenade architecturale verticale**, une séquence d'espaces extérieurs intermédiaires entre la rue et le logement, entre le public et l'intime.
Sur le plan environnemental, cette profusion végétale n'est pas anodine. Elle participe à la **préservation de la biodiversité locale**, offre des refuges pour la faune urbaine, contribue à l'absorption des eaux pluviales, tempère les îlots de chaleur. Nous avons travaillé avec des paysagistes pour identifier des **essences locales** adaptées au climat francilien, capables de s'épanouir en terrasse, de résister aux vents d'altitude, de supporter les variations thermiques. La nature devient ici le contrepoint nécessaire à l'urbanisation, elle introduit la notion de **fugacité, de saisonnalité, de temps long** dans un environnement dominé par l'instantanéité et le minéral.
Le socle commercial, quant à lui, articule cette verticalité verte avec l'horizontalité de la rue. Les boutiques et cafés ouvrent directement sur le forum, créent des flux, des rencontres, des appropriations spontanées. Nous avons conçu une **continuité fluide** entre l'allée principale et le cœur du quartier, une promenade architecturale qui soit à la fois évidente et riche, lisible et surprenante. Le commerce ne vient pas en supplément du logement : il structure l'usage, il fait quartier, il génère une vie urbaine active et diversifiée.
Le Cristal s'inscrit dans l'ensemble plus vaste de « Nanterre, Cœur de Quartier », projet urbain ambitieux qui repense un territoire entier. Notre tour, point culminant de cette opération, assume une **fonction iconique** sans tomber dans la gesticulation formelle. Elle se veut repère dans le paysage urbain, signal d'un quartier en devenir, mais aussi témoignage d'une manière de construire la ville contemporaine : dense mais respirable, verticale mais végétalisée, technique mais sensible. Elle symbolise un **avenir durable** non pas comme slogan mais comme démarche concrète, incarnée dans la matérialité même du projet.
Pour nous, cette opération illustre une conviction profonde : l'architecture doit être à la fois **pièce urbaine et pièce paysage**, elle doit assumer sa condition construite tout en accueillant le vivant, elle doit structurer l'espace tout en laissant place à l'imprévu, au fugace, à la respiration. Le Cristal est une tour, certes, mais c'est aussi un jardin vertical, un lieu de vie traversé par les saisons, un fragment de ville qui cherche à réconcilier les habitants avec une forme de nature domestiquée mais vibrante, cultivée mais sincère. C'est cette tension entre minéral et végétal, entre densité et porosité, entre forme et lumière, qui fait pour nous l'architecture aujourd'hui.
- Lieu
- Nanterre
- Nature
- Logements
- Surface
- 6 900 m²
- Budget
- 10.5 M€ HT
- Concours
- 2015
- Livraison
- 2020
- MOA
- Bouygues Immobilier
Distinctions