L'Arbre de Vie
L’ambition de l’Arbre de Vie est de participer au rayonnement de la ville de Créteil en créant des espaces attracteurs et générateurs de vie et de bien-être. L’impact du projet se retrouvera à l’échelle de la ville et du territoire de Grand Paris Sud Est Avenir.
# Studios de cinéma
Nous avons imaginé ce complexe de studios de cinéma comme un paysage habité, un territoire où l'infrastructure technique rejoint l'ambition culturelle et urbaine. Le site, dont nous ne pouvons révéler la localisation, présentait une platitude presque abstraite, un territoire en attente d'une structure capable de le transformer sans l'écraser. Notre intention n'était pas de poser des volumes isolés sur cette étendue, mais de créer un système spatial continu, une ville-cinéma où la production audiovisuelle cohabite avec l'hôtellerie, le logement et les équipements culturels. Nous avons cherché à produire un lieu symbole autant qu'un outil de production, capable de rivaliser avec les grands studios européens tout en affirmant une identité propre, ancrée dans son contexte maritime.
**La voile comme principe générateur.** Le projet réinterprète le vocabulaire des voiles qui caractérise le littoral environnant, non pas comme citation décorative, mais comme principe structurel et spatial. Une canopée unique, légère et continue, recouvre l'ensemble du complexe sur près de 300 000 m². Cette membrane architecturale crée un paysage suspendu qui relie entre eux les différents bâtiments (plateaux de tournage, hôtel, logements, espaces publics) tout en ménageant des espaces extérieurs protégés utilisables toute l'année. Le climat local, avec ses variations saisonnières marquées, rendait indispensable cette couverture généreuse. Elle permet des déplacements abrités entre les différentes entités du programme, transformant les circulations en promenades habitées plutôt qu'en simples liaisons fonctionnelles.
Nous avons travaillé en étroite collaboration avec AR.X Arquitectos sur l'articulation de ce dispositif. Ensemble, nous avons développé une structure légère en charpente métallique et membranes textiles, capable de couvrir de grandes portées sans imposer une masse visuelle oppressante. L'aspect iconique de cette couverture ondulante modifie radicalement la perception du site. Là où régnait une horizontalité sans relief, apparaît désormais une topographie artificielle, une géographie nouvelle qui donne au complexe sa dimension dynamique et son caractère reconnaissable.
Sous cette canopée, un réseau de plateaux de tournage de différentes typologies et dimensions s'étend à travers le site. Nous avons pensé leur disposition comme celle d'un campus universitaire ou d'un atelier industriel contemporain : des volumes autonomes mais reliés, capables de fonctionner indépendamment tout en permettant des collaborations fluides entre équipes. Cette organisation favorise la flexibilité d'usage, essentielle dans une industrie en constante mutation technique. Les studios peuvent accueillir aussi bien des productions cinématographiques classiques que des tournages en environnements virtuels, des captations télévisuelles ou des créations numériques. La modularité spatiale répond à cette diversité programmatique.
**Trois strates bioclimatiques.** Notre démarche environnementale repose sur la superposition de trois strates complémentaires qui génèrent un écosystème bioclimatique cohérent. La première strate, la canopée flottante, régule l'ensoleillement et protège des précipitations tout en permettant la ventilation naturelle grâce à ses ouvertures calibrées. La deuxième strate, constituée des bâtiments eux-mêmes, intègre des dispositifs passifs (inertie thermique, isolation renforcée, ventilation traversante) et des systèmes techniques performants. La troisième strate, le paysage-sol, joue un rôle crucial dans la gestion des eaux pluviales, l'îlot de fraîcheur et la biodiversité locale. Nous avons conçu le sol comme une surface poreuse, plantée, capable d'absorber et de filtrer les eaux de ruissellement.
Cette stratification permet de réduire significativement les besoins énergétiques du complexe, notamment en climatisation et en chauffage. Les espaces extérieurs couverts par la canopée bénéficient d'un microclimat tempéré, prolongeant ainsi les périodes d'usage confortable sans recours systématique aux systèmes actifs. Le paysage-sol, généreusement végétalisé, contribue à la régulation thermique par évapotranspiration et participe à la constitution d'un biotope attractif pour la faune et la flore locales. Cette approche traduit notre conviction que la durabilité ne peut se résumer à des performances énergétiques chiffrées, mais doit embrasser une vision plus large de la **résilience socio-écologique**.
L'ambition était de créer un campus ouvert, où la production cinématographique se mêle à la vie collective. Hôtel, logements et équipements publics ne sont pas cantonnés à des zones résiduelles, mais intégrés à la composition d'ensemble. Cette mixité fonctionnelle transforme le complexe en mini-ville compacte, où chaque entité est active et reliée aux autres. Les professionnels du cinéma, les résidents temporaires, les visiteurs culturels et les habitants permanents cohabitent dans un système spatial partagé. Cette porosité sociale nous semblait essentielle pour éviter l'écueil du campus mono-fonctionnel, fermé sur lui-même, déconnecté de son environnement.
Le projet affirme ainsi une double vocation : d'une part, devenir une infrastructure de production audiovisuelle de premier plan, compétitive à l'échelle internationale, capable d'attirer des productions majeures grâce à la qualité de ses équipements techniques et de ses services associés. D'autre part, constituer une destination culturelle et touristique, un lieu où le grand public peut approcher l'univers du cinéma, découvrir ses métiers, participer à des événements. Cette ambition hybride exigeait une architecture capable de conjuguer efficacité industrielle et générosité spatiale, performance technique et qualité d'usage.
Bien que le projet n'ait pas été réalisé, il continue de nourrir notre réflexion sur les grands équipements culturels contemporains. Il nous a permis d'explorer comment une infrastructure productive peut devenir un morceau de ville habitable, comment une canopée peut transformer un territoire plat en géographie sensible, comment la technique et le paysage peuvent s'articuler pour produire un environnement durable et désirable. Ce campus cinématographique reste pour nous un manifeste : celui d'une architecture capable de réconcilier industrie et écologie, performance et poésie.
Nous avons imaginé ce complexe de studios de cinéma comme un paysage habité, un territoire où l'infrastructure technique rejoint l'ambition culturelle et urbaine. Le site, dont nous ne pouvons révéler la localisation, présentait une platitude presque abstraite, un territoire en attente d'une structure capable de le transformer sans l'écraser. Notre intention n'était pas de poser des volumes isolés sur cette étendue, mais de créer un système spatial continu, une ville-cinéma où la production audiovisuelle cohabite avec l'hôtellerie, le logement et les équipements culturels. Nous avons cherché à produire un lieu symbole autant qu'un outil de production, capable de rivaliser avec les grands studios européens tout en affirmant une identité propre, ancrée dans son contexte maritime.
**La voile comme principe générateur.** Le projet réinterprète le vocabulaire des voiles qui caractérise le littoral environnant, non pas comme citation décorative, mais comme principe structurel et spatial. Une canopée unique, légère et continue, recouvre l'ensemble du complexe sur près de 300 000 m². Cette membrane architecturale crée un paysage suspendu qui relie entre eux les différents bâtiments (plateaux de tournage, hôtel, logements, espaces publics) tout en ménageant des espaces extérieurs protégés utilisables toute l'année. Le climat local, avec ses variations saisonnières marquées, rendait indispensable cette couverture généreuse. Elle permet des déplacements abrités entre les différentes entités du programme, transformant les circulations en promenades habitées plutôt qu'en simples liaisons fonctionnelles.
Nous avons travaillé en étroite collaboration avec AR.X Arquitectos sur l'articulation de ce dispositif. Ensemble, nous avons développé une structure légère en charpente métallique et membranes textiles, capable de couvrir de grandes portées sans imposer une masse visuelle oppressante. L'aspect iconique de cette couverture ondulante modifie radicalement la perception du site. Là où régnait une horizontalité sans relief, apparaît désormais une topographie artificielle, une géographie nouvelle qui donne au complexe sa dimension dynamique et son caractère reconnaissable.
Sous cette canopée, un réseau de plateaux de tournage de différentes typologies et dimensions s'étend à travers le site. Nous avons pensé leur disposition comme celle d'un campus universitaire ou d'un atelier industriel contemporain : des volumes autonomes mais reliés, capables de fonctionner indépendamment tout en permettant des collaborations fluides entre équipes. Cette organisation favorise la flexibilité d'usage, essentielle dans une industrie en constante mutation technique. Les studios peuvent accueillir aussi bien des productions cinématographiques classiques que des tournages en environnements virtuels, des captations télévisuelles ou des créations numériques. La modularité spatiale répond à cette diversité programmatique.
**Trois strates bioclimatiques.** Notre démarche environnementale repose sur la superposition de trois strates complémentaires qui génèrent un écosystème bioclimatique cohérent. La première strate, la canopée flottante, régule l'ensoleillement et protège des précipitations tout en permettant la ventilation naturelle grâce à ses ouvertures calibrées. La deuxième strate, constituée des bâtiments eux-mêmes, intègre des dispositifs passifs (inertie thermique, isolation renforcée, ventilation traversante) et des systèmes techniques performants. La troisième strate, le paysage-sol, joue un rôle crucial dans la gestion des eaux pluviales, l'îlot de fraîcheur et la biodiversité locale. Nous avons conçu le sol comme une surface poreuse, plantée, capable d'absorber et de filtrer les eaux de ruissellement.
Cette stratification permet de réduire significativement les besoins énergétiques du complexe, notamment en climatisation et en chauffage. Les espaces extérieurs couverts par la canopée bénéficient d'un microclimat tempéré, prolongeant ainsi les périodes d'usage confortable sans recours systématique aux systèmes actifs. Le paysage-sol, généreusement végétalisé, contribue à la régulation thermique par évapotranspiration et participe à la constitution d'un biotope attractif pour la faune et la flore locales. Cette approche traduit notre conviction que la durabilité ne peut se résumer à des performances énergétiques chiffrées, mais doit embrasser une vision plus large de la **résilience socio-écologique**.
L'ambition était de créer un campus ouvert, où la production cinématographique se mêle à la vie collective. Hôtel, logements et équipements publics ne sont pas cantonnés à des zones résiduelles, mais intégrés à la composition d'ensemble. Cette mixité fonctionnelle transforme le complexe en mini-ville compacte, où chaque entité est active et reliée aux autres. Les professionnels du cinéma, les résidents temporaires, les visiteurs culturels et les habitants permanents cohabitent dans un système spatial partagé. Cette porosité sociale nous semblait essentielle pour éviter l'écueil du campus mono-fonctionnel, fermé sur lui-même, déconnecté de son environnement.
Le projet affirme ainsi une double vocation : d'une part, devenir une infrastructure de production audiovisuelle de premier plan, compétitive à l'échelle internationale, capable d'attirer des productions majeures grâce à la qualité de ses équipements techniques et de ses services associés. D'autre part, constituer une destination culturelle et touristique, un lieu où le grand public peut approcher l'univers du cinéma, découvrir ses métiers, participer à des événements. Cette ambition hybride exigeait une architecture capable de conjuguer efficacité industrielle et générosité spatiale, performance technique et qualité d'usage.
Bien que le projet n'ait pas été réalisé, il continue de nourrir notre réflexion sur les grands équipements culturels contemporains. Il nous a permis d'explorer comment une infrastructure productive peut devenir un morceau de ville habitable, comment une canopée peut transformer un territoire plat en géographie sensible, comment la technique et le paysage peuvent s'articuler pour produire un environnement durable et désirable. Ce campus cinématographique reste pour nous un manifeste : celui d'une architecture capable de réconcilier industrie et écologie, performance et poésie.
- Lieu
- Créteil
- Nature
- Mixte
- Surface
- 50 000 m2
- Budget
- NC
- Concours
- 2019
- MOA
- B&C FRANCE