Ecotone Antibes
OXO Architectes, Les Ateliers Jean Nouvel et l'agence Foussat Bapt sont heureux d'annoncer qu'ils ont été désignés lauréats du concours portant sur l'aménagement du site des 3 Moulins à Antibes avec leur projet Ecotone Antibes. Notre équipe accompagnée du paysagiste Jean Mus partage une triple ambition pour le projet : - Faire d'Ecotone Antibes la porte d'entrée et l'image tertiaire de Sophia Antipolis, - Créer le modèle de campus du XXIe siècle en France, - Faire d'Ecotone Antibes le pôle d'excellence du biomimétisme du sud de la France. Composé, d'activités tertiaires, d'hôtellerie et de services, Ecotone Antibes sera entouré d'espaces verts.
À l'entrée de Sophia Antipolis, première technopole européenne nichée entre mer et collines, le site des Trois Moulins à Antibes représentait une opportunité rare : celle de repenser l'image même du campus contemporain. Nous avons répondu à cet appel en 2018 aux côtés des Ateliers Jean Nouvel et de l'agence Foussat Bapt, portant ensemble une vision qui dépasse la simple construction tertiaire. **Ecotone Antibes** incarne notre conviction que l'architecture peut, et doit, réconcilier innovation technologique et intelligence naturelle. Le terme même d'écotone, emprunté à l'écologie, désigne cette zone de transition fertile où deux écosystèmes se rencontrent et s'enrichissent mutuellement. C'est précisément ce dialogue que nous cherchons à matérialiser ici : entre ville et nature, entre travail et bien-être, entre minéral et vivant.
**Le contexte exigeait une double réponse**. D'une part, affirmer une nouvelle porte d'entrée pour Sophia Antipolis, lui offrir un signal architectural contemporain capable de symboliser sa mutation vers un modèle plus durable, plus ouvert, moins dépendant de l'automobile et de l'étalement urbain. D'autre part, inventer un lieu de vie collective où les 41 000 m² de programme, bureaux, hôtel, commerces, résidence étudiante, ne se juxtaposent pas mais s'hybrident véritablement. Nous refusons l'idée du zoning fonctionnel hérité du XXe siècle. Ecotone Antibes propose au contraire une **porosité programmatique** : les espaces tertiaires s'ouvrent sur des jardins traversants, l'hôtellerie dialogue avec les équipements partagés, la résidence étudiante bénéficie des aménités du campus sans s'y dissoudre.
Notre collaboration avec Jean Mus, paysagiste, a été déterminante dès l'origine du projet. Nous n'avons pas conçu un bâtiment qu'on viendrait ensuite "végétaliser" : nous avons pensé **un paysage habité**, une topographie construite qui s'inscrit dans la continuité des reliefs azuréens. L'édifice ne s'impose pas comme un monolithe mais se déploie en strates, en terrasses successives qui épousent les courbes du terrain et maximisent les vues vers la Méditerranée. Cette géométrie en gradins crée une multitude d'espaces extérieurs privatifs ou semi-publics, de jardins suspendus qui fragmentent la masse bâtie et permettent une véritable respiration. Chaque plateau bénéficie ainsi d'un prolongement en plein air, brouillant la frontière traditionnelle entre dedans et dehors.
Le projet porte une ambition environnementale forte, ancrée dans une démarche de **biomimétisme** que nous revendiquons comme axe structurant. Le biomimétisme ne consiste pas à décorer une façade de motifs naturels, mais à s'inspirer des stratégies du vivant pour résoudre des problèmes techniques concrets. L'enveloppe d'Ecotone Antibes fonctionne comme une peau intelligente, un épiderme capable de réguler les apports thermiques, de filtrer la lumière, de gérer les flux d'air. Cette membrane constructive emprunte ses principes aux systèmes adaptatifs que l'on observe dans la nature : elle protège du soleil estival sans obstruer les vues, favorise la ventilation naturelle, intègre des dispositifs de récupération des eaux pluviales. En surélevant les plateaux et en créant des césures verticales plantées, elle permet également d'isoler les espaces de travail des nuisances sonores générées par la proximité routière.
**Nous avons voulu faire d'Ecotone le pôle d'excellence du biomimétisme dans le sud de la France**, un lieu où cette approche ne reste pas théorique mais se traduit dans la matérialité même du projet. Les façades intègrent des brise-soleil dont l'orientation varie selon l'exposition, des loggias profondes qui créent des micro-climats tempérés, des jardinières structurelles qui participent à la fois à l'isolation thermique et au confort psychologique des usagers. La végétalisation n'est pas cosmétique : elle est pensée en strates écologiques, avec des essences méditerranéennes adaptées au climat local, peu gourmandes en eau, favorisant la biodiversité et créant des corridors pour la petite faune.
L'organisation spatiale répond à une logique de **plateaux évolutifs**. Nous refusons la rigidité des plans cloisonnés au profit de grandes surfaces modulables, capables d'accueillir aussi bien des entreprises en croissance que des équipes nomades, des espaces de coworking ou des laboratoires de recherche. Cette flexibilité programmatique correspond aux mutations du travail contemporain : décloisonnement, mobilité, hybridation des fonctions. Les circulations verticales ne sont pas reléguées en cœur de bâtiment mais habitent généreusement les interfaces, offrant des espaces de rencontre informelle, de pause, de sérendipité. Car un campus du XXIe siècle ne se mesure pas seulement en m² de bureaux mais en qualité de vie, en capacité à favoriser les échanges, la créativité, le bien-être.
La présence de l'hôtel et de la résidence étudiante renforce cette vocation de **lieu de vie continu**, actif au-delà des horaires de bureau. Ecotone Antibes ambitionne de devenir un morceau de ville à part entière, avec ses commerces de proximité, ses équipements sportifs et culturels, ses espaces de restauration ouverts sur l'extérieur. Le rez-de-chaussée est entièrement poreux, traversable, connecté aux circulations douces qui irriguent Sophia Antipolis. Nous travaillons la continuité des sols, des ambiances végétales, pour que la transition entre espace public et espace semi-privé se fasse naturellement, sans rupture brutale.
Avec nos partenaires des Ateliers Jean Nouvel et Foussat Bapt, nous partageons une même exigence : celle d'une **architecture qui ne se contente pas de consommer la nature mais qui contribue positivement à son cycle**. Ecotone Antibes aspire à produire plus d'énergie qu'il n'en consomme, à restituer au sol plus d'eau qu'il n'en capte, à offrir plus de biodiversité qu'il n'en détruit. Cette ambition ne relève pas de l'utopie mais d'une ingénierie rigoureuse, d'un travail étroit avec les bureaux d'études environnementales, d'une attention constante à la performance sans sacrifier l'expérience sensible. Car au fond, notre métier consiste à créer des lieux où il fait bon vivre, travailler, se rencontrer, des lieux qui respectent leur environnement non par contrainte réglementaire mais par nécessité éthique et poétique. Ecotone Antibes incarne cette conviction : l'écologie n'est pas un supplément d'âme mais le fondement même de tout projet architectural contemporain.
**Le contexte exigeait une double réponse**. D'une part, affirmer une nouvelle porte d'entrée pour Sophia Antipolis, lui offrir un signal architectural contemporain capable de symboliser sa mutation vers un modèle plus durable, plus ouvert, moins dépendant de l'automobile et de l'étalement urbain. D'autre part, inventer un lieu de vie collective où les 41 000 m² de programme, bureaux, hôtel, commerces, résidence étudiante, ne se juxtaposent pas mais s'hybrident véritablement. Nous refusons l'idée du zoning fonctionnel hérité du XXe siècle. Ecotone Antibes propose au contraire une **porosité programmatique** : les espaces tertiaires s'ouvrent sur des jardins traversants, l'hôtellerie dialogue avec les équipements partagés, la résidence étudiante bénéficie des aménités du campus sans s'y dissoudre.
Notre collaboration avec Jean Mus, paysagiste, a été déterminante dès l'origine du projet. Nous n'avons pas conçu un bâtiment qu'on viendrait ensuite "végétaliser" : nous avons pensé **un paysage habité**, une topographie construite qui s'inscrit dans la continuité des reliefs azuréens. L'édifice ne s'impose pas comme un monolithe mais se déploie en strates, en terrasses successives qui épousent les courbes du terrain et maximisent les vues vers la Méditerranée. Cette géométrie en gradins crée une multitude d'espaces extérieurs privatifs ou semi-publics, de jardins suspendus qui fragmentent la masse bâtie et permettent une véritable respiration. Chaque plateau bénéficie ainsi d'un prolongement en plein air, brouillant la frontière traditionnelle entre dedans et dehors.
Le projet porte une ambition environnementale forte, ancrée dans une démarche de **biomimétisme** que nous revendiquons comme axe structurant. Le biomimétisme ne consiste pas à décorer une façade de motifs naturels, mais à s'inspirer des stratégies du vivant pour résoudre des problèmes techniques concrets. L'enveloppe d'Ecotone Antibes fonctionne comme une peau intelligente, un épiderme capable de réguler les apports thermiques, de filtrer la lumière, de gérer les flux d'air. Cette membrane constructive emprunte ses principes aux systèmes adaptatifs que l'on observe dans la nature : elle protège du soleil estival sans obstruer les vues, favorise la ventilation naturelle, intègre des dispositifs de récupération des eaux pluviales. En surélevant les plateaux et en créant des césures verticales plantées, elle permet également d'isoler les espaces de travail des nuisances sonores générées par la proximité routière.
**Nous avons voulu faire d'Ecotone le pôle d'excellence du biomimétisme dans le sud de la France**, un lieu où cette approche ne reste pas théorique mais se traduit dans la matérialité même du projet. Les façades intègrent des brise-soleil dont l'orientation varie selon l'exposition, des loggias profondes qui créent des micro-climats tempérés, des jardinières structurelles qui participent à la fois à l'isolation thermique et au confort psychologique des usagers. La végétalisation n'est pas cosmétique : elle est pensée en strates écologiques, avec des essences méditerranéennes adaptées au climat local, peu gourmandes en eau, favorisant la biodiversité et créant des corridors pour la petite faune.
L'organisation spatiale répond à une logique de **plateaux évolutifs**. Nous refusons la rigidité des plans cloisonnés au profit de grandes surfaces modulables, capables d'accueillir aussi bien des entreprises en croissance que des équipes nomades, des espaces de coworking ou des laboratoires de recherche. Cette flexibilité programmatique correspond aux mutations du travail contemporain : décloisonnement, mobilité, hybridation des fonctions. Les circulations verticales ne sont pas reléguées en cœur de bâtiment mais habitent généreusement les interfaces, offrant des espaces de rencontre informelle, de pause, de sérendipité. Car un campus du XXIe siècle ne se mesure pas seulement en m² de bureaux mais en qualité de vie, en capacité à favoriser les échanges, la créativité, le bien-être.
La présence de l'hôtel et de la résidence étudiante renforce cette vocation de **lieu de vie continu**, actif au-delà des horaires de bureau. Ecotone Antibes ambitionne de devenir un morceau de ville à part entière, avec ses commerces de proximité, ses équipements sportifs et culturels, ses espaces de restauration ouverts sur l'extérieur. Le rez-de-chaussée est entièrement poreux, traversable, connecté aux circulations douces qui irriguent Sophia Antipolis. Nous travaillons la continuité des sols, des ambiances végétales, pour que la transition entre espace public et espace semi-privé se fasse naturellement, sans rupture brutale.
Avec nos partenaires des Ateliers Jean Nouvel et Foussat Bapt, nous partageons une même exigence : celle d'une **architecture qui ne se contente pas de consommer la nature mais qui contribue positivement à son cycle**. Ecotone Antibes aspire à produire plus d'énergie qu'il n'en consomme, à restituer au sol plus d'eau qu'il n'en capte, à offrir plus de biodiversité qu'il n'en détruit. Cette ambition ne relève pas de l'utopie mais d'une ingénierie rigoureuse, d'un travail étroit avec les bureaux d'études environnementales, d'une attention constante à la performance sans sacrifier l'expérience sensible. Car au fond, notre métier consiste à créer des lieux où il fait bon vivre, travailler, se rencontrer, des lieux qui respectent leur environnement non par contrainte réglementaire mais par nécessité éthique et poétique. Ecotone Antibes incarne cette conviction : l'écologie n'est pas un supplément d'âme mais le fondement même de tout projet architectural contemporain.
- Lieu
- Antibes
- Nature
- Mixte
- Surface
- 41 187 m²
- Concours
- 2018
- MOA
- Compagnie de Phalsbourg, Codeurs et Compagnie
- Co-architectes
- Ateliers Jean Nouvel, Foussat Bapt