La Tour d'Asnières
Ensemble de logements à Asnières-sur-Seine, bilan végétal, gestion des pots plantés et architecture douce inspirée de la maquette en balsa.
À Asnières-sur-Seine, nous avons développé un ensemble de logements et d'une école maternelle qui interroge la place du végétal en milieu dense. Le site, en mutation, entre faubourg pavillonnaire et tissu urbain consolidé, appelait une architecture capable de répondre à la fois aux attentes de densification et à un désir collectif de nature en ville. **Nous n'avons pas voulu plaquer du végétal sur un bâti standard, mais au contraire penser la plante comme matière constitutive du projet**, au même titre que la brique ou le béton.
Le programme articule deux échelles distinctes : une école maternelle en rez-de-chaussée, ouverte sur une cour généreuse et protégée, et au-dessus, des logements variés (du T2 au T5) organisés pour maximiser les traversées, les doubles orientations, et surtout, l'accès direct au dehors. **Chaque appartement dispose d'un prolongement extérieur calibré**, qu'il s'agisse d'un balcon filant, d'une loggia profonde ou d'une terrasse d'angle. Cette répétition systématique crée une respiration horizontale, une épaisseur habitable qui dialogue avec le ciel et la rue.
Le **bilan végétal positif** est au cœur de notre démarche. Dès l'esquisse, nous avons travaillé avec des paysagistes pour déterminer la quantité de terre nécessaire, les systèmes de drainage, l'exposition de chaque façade et les essences adaptées. Pas de greenwashing : chaque pot, chaque bac est dimensionné pour accueillir des arbustes, des graminées, des vivaces capables de résister aux variations climatiques d'Île-de-France (canicules estivales, gels hivernaux, vents dominants). Nous avons privilégié les espèces indigènes et rustiques, capables de se développer sans arrosage intensif ni entretien lourd. Les balcons deviennent ainsi de véritables micro-jardins, supports d'une biodiversité locale (insectes pollinisateurs, oiseaux). L'habitant n'est pas simple spectateur, il devient jardinier, gestionnaire d'un fragment de nature dont il a la responsabilité. Cette relation active au végétal transforme la relation à l'habitat : on observe, on taille, on récolte, on compose.
**L'architecture elle-même s'inspire de cette logique constructive et végétale.** Lors des premières phases de conception, nous avons réalisé une maquette en bois de balsa, matériau léger et rigide qui impose une grande rigueur dans le découpage et l'assemblage. Le balsa ne pardonne pas l'approximation : chaque lame doit être calibrée, chaque encoche précise. Cette contrainte formelle a guidé le dessin des façades, leur rythmique, la profondeur des retraits. Les éléments saillants (balcons, casquettes, redents) sont pensés comme des plans découpés, empilés, articulés. On retrouve cette lisibilité structurelle dans le projet construit : les garde-corps métalliques fins, les dalles en porte-à-faux, les parois vitrées généreuses. Tout concourt à une expression épurée, presque diagrammatique, où chaque geste constructif est visible, assumé.
La **matérialité du projet** prolonge cette volonté de simplicité et de franchise. Nous avons opté pour une structure mixte béton-bois, permettant de réduire l'empreinte carbone tout en garantissant la souplesse programmatique nécessaire à la mixité des usages (école, logements). Les façades sont traitées en enduit minéral clair, mat, dont la texture évolue avec la lumière du jour. Ce choix de teinte neutre permet au végétal de prendre toute sa place, sans concurrence chromatique. Les menuiseries aluminium, sobres et généreuses, offrent des vues cadrées sur le quartier et laissent entrer une lumière abondante. À l'intérieur, les planchers bois et les cloisons sèches réduisent les nuisances de chantier et facilitent les évolutions futures (réversibilité, adaptation des plans). Cette approche constructive sobre, économe en matière et en énergie grise, s'inscrit dans une démarche environnementale globale : limitation des déchets, recours à des filières locales, anticipation du réemploi.
**L'école maternelle, en socle du projet, bénéficie d'une autonomie d'accès et d'une relation directe à un jardin pédagogique.** Les salles de classe, orientées plein sud, s'ouvrent sur une cour plantée où les enfants peuvent jouer, observer, apprendre. Cette interface entre dedans et dehors, filtrée par des auvents et des claustras bois, crée une ambiance lumineuse et protégée. Les circulations sont généreuses, les hauteurs sous plafond confortables. Nous avons veillé à ce que chaque local (salles de classe, dortoirs, réfectoire) bénéficie de vues croisées, de lumière naturelle et d'une ventilation traversante.
Au-dessus, les logements se déploient en gradins, créant des terrasses successives et des vues dégagées. Cette **architecture en strates** rappelle les compositions modernes tout en intégrant les exigences contemporaines de performance énergétique (isolation renforcée, ventilation double flux, protections solaires). Chaque palier dessert un nombre limité d'appartements, favorisant les rencontres et la convivialité. Les espaces communs (halls, coursives, toitures accessibles) sont pensés comme des lieux de vie partagés, supports d'usages informels (séchoirs, jardins partagés, espaces de jeu).
Ce projet pour Asnières-sur-Seine témoigne de notre conviction : **l'architecture doit être douce, généreuse, attentive aux habitants et au vivant.** Il ne s'agit pas de produire un objet spectaculaire, mais de créer les conditions d'un habitat durable, évolutif, habitable au sens plein du terme. Le végétal n'est pas un ornement, mais une composante active, structurante, qui engage l'habitant dans une relation sensible au temps, aux saisons, au cycle du vivant. Cette attention à la matière, à la construction, à l'usage, nous semble aujourd'hui essentielle pour bâtir des quartiers résilients, capables de traverser les décennies sans obsolescence ni désaffection.
Le programme articule deux échelles distinctes : une école maternelle en rez-de-chaussée, ouverte sur une cour généreuse et protégée, et au-dessus, des logements variés (du T2 au T5) organisés pour maximiser les traversées, les doubles orientations, et surtout, l'accès direct au dehors. **Chaque appartement dispose d'un prolongement extérieur calibré**, qu'il s'agisse d'un balcon filant, d'une loggia profonde ou d'une terrasse d'angle. Cette répétition systématique crée une respiration horizontale, une épaisseur habitable qui dialogue avec le ciel et la rue.
Le **bilan végétal positif** est au cœur de notre démarche. Dès l'esquisse, nous avons travaillé avec des paysagistes pour déterminer la quantité de terre nécessaire, les systèmes de drainage, l'exposition de chaque façade et les essences adaptées. Pas de greenwashing : chaque pot, chaque bac est dimensionné pour accueillir des arbustes, des graminées, des vivaces capables de résister aux variations climatiques d'Île-de-France (canicules estivales, gels hivernaux, vents dominants). Nous avons privilégié les espèces indigènes et rustiques, capables de se développer sans arrosage intensif ni entretien lourd. Les balcons deviennent ainsi de véritables micro-jardins, supports d'une biodiversité locale (insectes pollinisateurs, oiseaux). L'habitant n'est pas simple spectateur, il devient jardinier, gestionnaire d'un fragment de nature dont il a la responsabilité. Cette relation active au végétal transforme la relation à l'habitat : on observe, on taille, on récolte, on compose.
**L'architecture elle-même s'inspire de cette logique constructive et végétale.** Lors des premières phases de conception, nous avons réalisé une maquette en bois de balsa, matériau léger et rigide qui impose une grande rigueur dans le découpage et l'assemblage. Le balsa ne pardonne pas l'approximation : chaque lame doit être calibrée, chaque encoche précise. Cette contrainte formelle a guidé le dessin des façades, leur rythmique, la profondeur des retraits. Les éléments saillants (balcons, casquettes, redents) sont pensés comme des plans découpés, empilés, articulés. On retrouve cette lisibilité structurelle dans le projet construit : les garde-corps métalliques fins, les dalles en porte-à-faux, les parois vitrées généreuses. Tout concourt à une expression épurée, presque diagrammatique, où chaque geste constructif est visible, assumé.
La **matérialité du projet** prolonge cette volonté de simplicité et de franchise. Nous avons opté pour une structure mixte béton-bois, permettant de réduire l'empreinte carbone tout en garantissant la souplesse programmatique nécessaire à la mixité des usages (école, logements). Les façades sont traitées en enduit minéral clair, mat, dont la texture évolue avec la lumière du jour. Ce choix de teinte neutre permet au végétal de prendre toute sa place, sans concurrence chromatique. Les menuiseries aluminium, sobres et généreuses, offrent des vues cadrées sur le quartier et laissent entrer une lumière abondante. À l'intérieur, les planchers bois et les cloisons sèches réduisent les nuisances de chantier et facilitent les évolutions futures (réversibilité, adaptation des plans). Cette approche constructive sobre, économe en matière et en énergie grise, s'inscrit dans une démarche environnementale globale : limitation des déchets, recours à des filières locales, anticipation du réemploi.
**L'école maternelle, en socle du projet, bénéficie d'une autonomie d'accès et d'une relation directe à un jardin pédagogique.** Les salles de classe, orientées plein sud, s'ouvrent sur une cour plantée où les enfants peuvent jouer, observer, apprendre. Cette interface entre dedans et dehors, filtrée par des auvents et des claustras bois, crée une ambiance lumineuse et protégée. Les circulations sont généreuses, les hauteurs sous plafond confortables. Nous avons veillé à ce que chaque local (salles de classe, dortoirs, réfectoire) bénéficie de vues croisées, de lumière naturelle et d'une ventilation traversante.
Au-dessus, les logements se déploient en gradins, créant des terrasses successives et des vues dégagées. Cette **architecture en strates** rappelle les compositions modernes tout en intégrant les exigences contemporaines de performance énergétique (isolation renforcée, ventilation double flux, protections solaires). Chaque palier dessert un nombre limité d'appartements, favorisant les rencontres et la convivialité. Les espaces communs (halls, coursives, toitures accessibles) sont pensés comme des lieux de vie partagés, supports d'usages informels (séchoirs, jardins partagés, espaces de jeu).
Ce projet pour Asnières-sur-Seine témoigne de notre conviction : **l'architecture doit être douce, généreuse, attentive aux habitants et au vivant.** Il ne s'agit pas de produire un objet spectaculaire, mais de créer les conditions d'un habitat durable, évolutif, habitable au sens plein du terme. Le végétal n'est pas un ornement, mais une composante active, structurante, qui engage l'habitant dans une relation sensible au temps, aux saisons, au cycle du vivant. Cette attention à la matière, à la construction, à l'usage, nous semble aujourd'hui essentielle pour bâtir des quartiers résilients, capables de traverser les décennies sans obsolescence ni désaffection.
- Lieu
- Asnières-sur-Seine, France
- Nature
- Logements
- Surface
- Confidentiel
- Budget
- Confidentiel
- Concours
- 2024
- MOA
- Confidentiel