99 logements sociaux à Anglet

99 logements sociaux à Anglet

Le Projet

‘Comme ça, par habitude, je lève la tête et je regarde le sommet de la colline. Je ne vois que le bois de sapins, la ligne brisée des cimes qui semble se perdre dans les nuages bas, et puis le vert profond, dense, qui m’est toujours apparu comme le vert de l’Enfer de Dante, celui que j’imaginais en feuilletant autrefois un livre de gravures de Gustave Doré. Vers la gauche, je devine des constructions nouvelles que je ne veux pas voir, beiges, roses ou blanchâtres, bâties à la hâte, stupides erreurs chromatiques que la forêt supporte et que le ciel distant couvre de son indifférence. A fl anc de colline, j’aperçois par endroits les courbes de la route aujourd’hui goudronnée; jadis chemin de terre claire, presque blanche, parsemée de cailloux bruns, creusé de deux profondes ornières que remplissait, les jours de pluie, une eau vive et boueuse.’ (Olivier Cena - Les Jardins de la sociale)
Nous ne sommes pas à l’heure du constat d’impuissance ou ne ressurgirait de la mémoire d’un lieu que le souvenir. Il ne s’agit pas ici de retrouver ces «constructions beiges, roses ou blanchâtre».
Nous sommes invités ici à concilier dans un projet, les aspirations parfois contradictoires de tous les protagonistes, la densité de logements nécessaire, la qualité de vie des riverains, autant que la préservation de la faune et de la flore. Une chance est ici offerte d’inventer de nouveaux scénarios, proposer une stratégie qui réconcilie mémoire et développement. Les sites proposés disposent de richesses intrinsèques, tant au niveau de l’humus que faisant partie de la mémoire collective du quartier.
Les prairies en friches autant que les fragments de vergers ou reliquat maraichers feront partie des composantes essentielles du projet. Ils constitueront en quelque sorte les matières premières du (re)modelage du site qui permettront à la fois de former l’image du projet et d’en préserver l’identité.